La Coupe du monde 2022 sur TF1

Après un voyage express au Qatar pour France-Maroc, Macron assume sa visite depuis Bruxelles

M.L (avec AFP)
Publié le 15 décembre 2022 à 10h24, mis à jour le 15 décembre 2022 à 12h27
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Source : TF1 Info

Le président a à nouveau défendu son déplacement à Doha, pour suivre la demi-finale mercredi soir entre la France et le Maroc.
Avant l'ouverture de la compétition, il avait déjà appelé à ne "pas politiser" le sport.
Actuellement à Bruxelles, le chef de l'État doit retourner au Qatar pour la finale face à l'Argentine.

Malgré les critiques, il persiste et signe : le président Emmanuel Macron a affirmé jeudi qu'il assumait "totalement" le fait d'aller soutenir les Bleus lors de la Coupe du monde au Qatar, après avoir assisté à la demi-finale France-Maroc mercredi soir sur place. Et ce, en dépit des nombreuses controverses sur l'organisation de l'évènement et l'ouverture d'une enquête au Parlement européen sur des soupçons de corruption impliquant le Qatar.

"On aime notre équipe nationale, on est fier d'elle"

"J'assume totalement", a déclaré Emmanuel Macron à son arrivée à Bruxelles pour un sommet européen. "J'étais il y a quatre ans derrière l'équipe de France en Russie, je suis derrière eux au Qatar", a poursuivi le président français qui a assisté à la victoire de la France face au Maroc mercredi soir et sera de nouveau sur place dimanche pour la finale face à l'Argentine. Il a rendu mercredi soir un hommage appuyé aux Bleus, se disant "immensément fier" de leur qualification en finale, et venant les saluer en vestiaires

Par ailleurs, Emmanuel Macron a estimé que les Français étaient dans le même état d'esprit que lui. "Regardez, il y avait beaucoup de débats, les gens disaient : 'on va pas suivre, on boycotte à la télévision'. Les chiffres sont là", a-t-il ajouté, en référence aux très fortes audiences sur le petit écran malgré les appels à boycotter le Mondial au Qatar. "On aime notre équipe nationale, on est fier d'elle, on veut qu'elle gagne, on sera derrière elle jusqu'au bout", a poursuivi le président. 

Il est aussi revenu sur le retentissant scandale de corruption qui éclabousse le Parlement européen, mettant en cause entre autres l'eurodéputée grecque Eva Kaili, qui a été interpellée vendredi. Elle est soupçonnée d'avoir été payée par cet émirat pour défendre ses intérêts. "Il faut sur ces sujets que la justice, l'ensemble des services fassent leur travail", a jugé le chef de l'État, en se félicitant de "la transparence" dans cette affaire depuis qu'elle a éclaté au grand jour. "Il faut déjà connaître les faits, comprendre qui est impliqué et prendre ensuite les mesures adaptées", a-t-il poursuivi, sans plus se prononcer sur le Qatar.

"Des décisions prises des années avant"

Face aux polémiques sur les conditions de vie des travailleurs migrants, l'impact environnemental de l'évènement que sur la place des femmes et minorités au Qatar, un conseiller de l'Élysée avait déjà souligné lundi qu'Emmanuel Macron se rendait à Doha pour "soutenir les Bleus dans ce qui sera un moment important du sport français et de l'amitié franco-marocaine".

Interrogé concernant les critiques envers l'organisation de cette Coupe du monde, le chef de l'État a renvoyé mercredi soir à "des décisions prises des années avant, quand on attribue une Coupe", le Qatar ayant été choisi comme hôte de l'évènement en 2010. À la mi-novembre, à la veille du début de la compétition, il avait déjà appelé à ne "pas politiser" le sport, ajoutant que ces "questions-là, il faut se les poser quand on attribue l'événement". "Cette Coupe du monde de football, la première organisée dans le monde arabe, témoigne de changements concrets qui sont à l’œuvre. Le Qatar s’est engagé dans cette voie et doit continuer. Il peut compter sur notre soutien", avait-il aussi tweeté quelques jours plus tard. 

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Des prises de position loin de satisfaire les oppositions de gauche : au sein de la Nupes, plusieurs voix ont appelé le chef de l'État à ne pas se rendre sur place, dont celles de l'insoumis Manuel Bompard et de l'écologiste Yannick Jadot. "Ce qui me choque, ce n'est pas tant sa présence, que le fait qu'il n'ait jamais eu un mot de critique sur cette Coupe du monde", a fustigé de son côté la députée EELV Sandrine Rousseau sur LCI ce jeudi, estimant que "sa responsabilité est de porter une parole forte" sur le respect des droits de l'homme. 

Elle a aussi accusé Emmanuel Macron de mener "une diplomatie des énergies fossiles plutôt qu'une diplomatie des droits humains", critiquant une "dépendance de la France aux énergies fossiles, et notamment au gaz, très présent au Qatar", avant de pointer "l'empreinte écologique incroyable" du Mondial.


M.L (avec AFP)

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