Le Paris Saint-Germain a officialisé lundi la signature de Gonçalo Ramos, sous la forme d'un prêt avec option d'achat.
L'attaquant portugais débarque en provenance du Benfica Lisbonne, où il a signé une saison de très belle facture.
Quelles sont ses caractéristiques ? Peut-il s'imposer dans la capitale ? On fait le point.

Le Paris Saint-Germain tient son N.9. À la recherche d'un véritable avant-centre d'envergure depuis le départ d'Edinson Cavani, et après l'expérience manquée Mauro Icardi et les débuts décevants d'Hugo Ekitike, le club de la capitale a jeté son dévolu son Gonçalo Ramos. L'arrivée du Portugais, sous la forme d'un "prêt avec option d'achat jusqu'à la fin de la saison", a été officialisée lundi 7 août, alors que le transfert d'Ousmane Dembélé tarde, lui, à se concrétiser. 

À quelques jours du premier match de la saison, TF1info s'interroge donc : que vaut "O Feiticeiro" (magicien, en français), attaquant patenté et doté d'un gros potentiel ? Et constitue-t-il la solution idoine au casse-tête de l'attaque parisienne ? 

Une saison particulièrement prolifique

Du haut de ses 22 ans (il vient de les avoir), Gonçalo Ramos dispose déjà d'un CV séduisant. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que son nouveau club le décrit comme "une pépite, un talent précoce, le futur dès à présent". Pur produit de la très réputée formation du Benfica Lisbonne - il a d'ailleurs brillé dans les différentes équipes de jeunes -, il a été installé à la pointe de l'attaque des Aigles après le départ de Darwin Nunez à Liverpool. Un poste auquel il a marqué 27 buts et distillé 12 passes décisives en 47 rencontres (toutes compétitions confondues), la saison dernière avec son club. 

Chez les moins de 21 ans, seul Xavi Simons, avec le PSV Eindhoven, a été plus décisif que lui (19 buts, 9 caviars) lors du dernier exercice dans les cinq grands championnats européens. Et seul Folarin Balogun a marqué davantage (21), sachant qu'il tirait les penalties à Reims, au contraire de Ramos à Benfica. 

Glacial dans la surface adverse, généreux à la perte de balle

Aussi surnommé "O Pistoleiro", pour sa célébration caractéristique, le Portugais a tout de l'attaquant complet. Plutôt bon dans les airs, le droitier se distingue par ses bons déplacements et sa capacité à jouer en pivot. Capable de bonnes déviations ou remises, il n'en reste pas moins un joueur offensif relativement peu impliqué dans la construction du jeu, avec des carences à la création (même s'il est loin d'être égoïste, comme l'atteste son nombre de passes décisives). Il tente ainsi relativement peu de passes et touche une majorité de ses ballons aux abords de la surface adverse, une zone dans laquelle il excelle. 

Passé ces limites, et quelques erreurs techniques (parfois de mauvais contrôles et des pertes de balle), il excelle dans son rôle, avec une bonne qualité à la finition et un réel sens du but. Il apparaît dans le gratin à son poste sur toutes les statistiques offensives, avec 0,77 but par 90 minutes, soit mieux que 99% des joueurs à son poste, selon le site spécialisé FBref. Sa production match après match est loin d'être négligeable avec 3,91 tirs de moyenne par 90 minutes (92e centile), dont 1,51 cadré (88e centile). "Il est rare de voir un buteur prolifique posséder un type but qui lui est propre. Mais de nombreux buts de Ramos cette saison ont suivi un schéma similaire : une touche de balle au premier poteau", analyse Adam Crafton, journaliste de The Athletic. Il n'hésite pas non plus à tenter sa chance de loin.

C'est un grand combattant. Il n'abandonne jamais
Grimaldo

"J'aime deux choses chez Gonçalo. C'est un buteur. Il a une intuition incroyable. En plus de cela, c'est un grand combattant. Il n'abandonne jamais", assure, de son côté, à Marca, un coéquipier en club, Grimaldo. Son ancien partenaire met ainsi le doigt sur une caractéristique clé du profil de la pointe de 1,85 mètre : son abattage défensif et son implication à la perte de balle. Son travail et sa capacité à ne rien lâcher (qui rappellent un certain "Matador" Cavani), se retranscrivent dans les chiffres : il réalise plus de tacles que 71% des joueurs à son poste, bloque plus de tirs que 65% des joueurs à son poste, dégage plus de ballons que 90% des joueurs à son poste et chipe le cuir dans le pied de l'adversaire plus souvent que 75% des joueurs à son poste.

Autant de caractéristiques qui vont s'inscrire parfaitement dans le système du nouvel entraîneur, Luis Enrique, qui demande beaucoup d'implication aux joueurs de sa ligne d'attaque pour enchaîner rapidement dès la récupération du ballon et priver, au maximum, l'adversaire de la possession. 

Peut-il confirmer ?

Régulièrement loué pour son éthique de travail, l'international portugais, qui a fait des débuts remarqués avec la Seleção lors de la Coupe du monde au Qatar, semble donc près pour passer un palier supplémentaire dans sa carrière. "S’il continue à travailler comme il l’a fait jusqu’à présent, je pense qu’il a le potentiel pour devenir l’un des meilleurs attaquants du monde. Il est déjà proche de ce niveau, mais il doit aller dans un championnat plus compétitif et y faire ses preuves", ose même son compatriote Bruno Fernandes, qui évolue à Manchester United, au cours d’un entretien accordé à Sport TV

Reste à voir s'il pourra s'adapter aux immenses attentes qui reposent sur les épaules des joueurs du PSG. D'autant plus qu'aussi réussie soit-elle, il ne dispose que d'une véritable saison référence au plus haut niveau. 


Maxence GEVIN

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