Le jeu de paume est un sport oublié, qui fut pourtant longtemps très populaire.
Cet ancêtre du tennis a connu son heure de gloire au XVIIIᵉ siècle, mais renaît peu à peu.
TF1 a rencontré les pratiquants d'un sport qui veut ressortir des livres d'histoire.

Depuis les belvédères, le spectacle est assuré avec Lea Van Der Zwalmen, championne de France du jeu de paume. Elle n'a qu'une idée en tête, sortir de la confidentialité et démocratiser le "carreau". Cet espace de 10 mètres sur 30, où l'on joue sur les murs ou sur les galeries, et où la mixité est assurée depuis l'origine. "On sent l'histoire, on se sent petit", nous explique la vice-championne du monde dans le reportage de TF1 ci-dessus. "C'est un jeu avec des règles intrigantes, l'aspect intellectuel constamment stimulant, c'est quelque chose qui m'a beaucoup plu".

Le plus ancien jeu de raquette au monde

Le titre mondial, qui échappe à la France depuis 1955, est actuellement monopolisé par une Anglaise- et Léa est bien décidée à le lui reprendre. Avant la confrontation prévue en 2024, elle s'impose un entraînement intensif à Mérignac (Gironde), dans l'une des trois seules salles ouvertes dans le pays. C'est l'une des anomalies pour le pays inventeur du plus ancien jeu de raquette au monde, bien avant le tennis.

Dans nos souvenirs d'écolier, la pratique évoque plus l'Histoire que le sport. Le 20 juin 1789, dans la salle de Versailles, près du château, 500 députés des États généraux y prononcent le solennel "Serment du Jeu de Paume", de ne pas se quitter avant d'avoir établi la Constitution sur des bases solides. 

De nombreuses expressions de la langue française sont également issues de cette discipline. "Amuser la galerie", "prendre la balle au bond", ou même... "peloter", qui signifiait littéralement "se chauffer avant une partie", comme nous l'explique le conservateur de la salle du Jeu de Paume à Versailles, Yves Carlier. 

Contrairement aux idées reçues, le jeu de paume est économiquement accessible, et n'a rien d'élitiste, même si les salles sont rares- par rapport aux 250 que comptait Paris à la Renaissance. Technique, stratégique, et physique, la paume regarde à nouveau vers l'avenir, et espère le retour des fastes du passé. Du temps où ce jeu des rois était aussi le roi des jeux.


La rédaction de TF1info | Reportage : Olivier Santicchi, Julien Clouzeau, Olivier Stammbach

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