Mis en vente le 15 février, les tarifs des précieux sésames pour les Jeux olympiques de 2024 suscitent colère et crispation.
Les nombreux chanceux tirés au sort jugent "excessifs" les prix pratiqués, loin de l'objectif affiché de Jeux "accessibles à tous" et "populaires".
Tony Estanguet, le président du Comité d'organisation, a tenté de désamorcer la polémique.

Ce devait être des Jeux "accessibles à tous" et "populaires". Tout du moins, c'était la promesse initiale des JO de Paris 2024. Sauf que depuis le 15 février, date de l'ouverture de la phase de vente des packs sur-mesure, première opportunité d'acquérir des billets pour l'événement planétaire, les chanceux tirés au sort se sentent floués. La raison de ce mécontentement ? Alors que le Comité d'organisation (Cojop) axé sa communication sur des dizaines de milliers de places, mises en vente au prix symbolique à 24 euros, un tarif tout à fait raisonnable, il s'avère qu'il n'en reste déjà plus de disponibles à ce jour. 

De quoi ulcérer les potentiels acheteurs, frustrés devant les prix "exorbitants", voire "délirants", pour assister à certains sports. Et sur les réseaux sociaux, ils extériorisent leur déception quant aux tarifs "scandaleux" pratiqués, surtout en cette période de forte inflation. "120 euros la place pour voir une phase de qualification en skateboard ? C'est une honte !", s'offusque un internaute. "155 euros la place pour 2h de qualifs de natation, 175 euros pour 2h30 de qualifs de gymnastique artistique, 100€ pour 3h de matches de poules de badminton (...) ça ne va pas bien, Paris 2024 ?", peste un autre

Je suis désolé qu'il y ait des déçus
Tony Estanguet, président du Cojop de Paris 2024

Face à cette vague ininterrompue de critiques visant Paris 2024, Tony Estanguet est monté à deux reprises au front pour désamorcer un début de polémique. "On n'est pas plus cher que les Jeux de Londres en 2012", s'était-il défendu, mercredi 22 février, sur RTL, alors qu'assister à une soirée d'athlétisme, sans le 100m, peut coûter 690 euros. "C'était déjà ces prix-là." Sauf que Londres proposait 2,5 millions de billets au tarif minimal de 20 livres (22 euros environ), soit plus de double de Paris 2024.

"Je comprends les critiques. Je suis désolé qu'il y ait des déçus", a assuré, jeudi 23 février, sur BFMTV, le patron du Cojop. "Il y a des dizaines de milliers de personnes qui ont été chanceuses en étant tirées au sort, et qui se sont fait leur programme de rêve pour les JO avec des places à 24 euros", a aussi insisté l'ancien kayakiste, rappelant qu'il y avait "quand même un million" de billets au prix d'appel parmi les trois millions de places mises à la vente lors de cette première phase de vente.

"En une semaine, déjà 15 sports sont épuisés", a annoncé le triple champion olympique de canoë, citant "le judo, l'escrime, le BMX, l'escalade et le breaking". "Il reste une trentaine de disciplines à la vente sur cette première phase, avec des places à 24 euros. Pas en athlétisme, mais en rugby, en foot, en voile, en golf", a-t-il assuré. "Vous pouvez aller voir un match de l'équipe de France de foot avec Kylian Mbappé à 30 euros à Marseille, par exemple." Avant de promettre que, pour "les déçus" de cette première phase de vente, que des billets au prix de 24 euros, cette fois vendus à l'unité, seront proposés au mois de mai. 


Y.R.

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