Des JO d'hiver de Pékin sous le signe du Covid

JO 2022 : Bing Dwen Dwen, la mascotte panda devenue star

Maxence GEVIN
Publié le 10 février 2022 à 15h06
JT Perso

Source : TF1 Info

L'irrésistible panda en peluche s'arrache en Chine.
Un enthousiasme qui a surpris jusqu'au créateur de cette mascotte des JO d'hiver de Pékin.

C'est l'histoire d'un phénomène ! Celle d'un adorable petit panda, vêtu d'une combinaison de glace, qui fait fondre tout un pays. En l'espace de quelques jours, Bing Dwen Dwen a conquis les cœurs des Chinois. Et pour cela, il est venu de loin comme le met en avant la vidéo de promotion de Beijing 2022. Alors qu’il était bien tranquille dans sa forêt de bambou recouverte de neige, une comète magique est venue s’écraser tout près… pour créer un passage secret. 

Symbole de pureté et de force, cette mascotte est supposée incarner la force et la volonté des athlètes. Son costume rappelle celui d’un astronaute. Loin d'être un hasard : cela fait écho aux nouvelles technologies. On peut aussi y voir une tenue particulièrement utile dans un contexte de pandémie. Les plus attentifs auront par ailleurs remarqué le cœur dans sa patte gauche. Une manière d'évoquer l’hospitalité du pays hôte. "Avec son costume de glace, son cœur d’or et son amour pour tous les sports d’hiver, ce panda est prêt à partager le véritable esprit des Olympiques avec le monde entier", résument les organisateurs.

Une peluche victime de son succès

Depuis plusieurs jours, les "Bing Dwen Dwen", véritables attractions nationales, se vendent comme des petits pains en Chine. Très vite. Trop vite. Certains sont prêts à attendre plusieurs heures dans un froid glacial, y compris la nuit, pour mettre la main sur un exemplaire. "Je suis arrivé hier soir à 18h et j’ai fait la queue toute la nuit. Et on l’a eu, finalement", s'est réjoui un Pékinois au micro de LCI. Le début des Jeux olympiques le 4 février a coïncidé avec les vacances du Nouvel an lunaire, ajoutant encore une dose supplémentaire à l'enthousiasme ambiant... et handicapant la production, nombre de travailleurs prenant leurs congés à cette occasion. 

Cet immense succès, une première ou presque pour une mascotte d'un grand événement sportif, a surpris jusqu'à son créateur. "Avec l'ouverture des JO, je m'attendais évidemment à ce que des gens l'achètent, mais pas à ce qu'il devienne aussi populaire du jour au lendemain", témoigne Cao Xue, le chef de l'équipe de concepteurs. "C'est devenu un phénomène", jubile-t-il. "Pour chacun des 14 stylistes, on en a gardé un en souvenir. Ces derniers jours, on se dit qu'on aurait peut-être dû en garder un peu plus", ironise-t-il. C'est vrai, son panda est (lui aussi) désormais en voie de disparition. Et il n'est pas insensible à l'engouement autour de son invention. "Quand je vois tous ces gens à Pékin braver le froid pendant des heures et faire la queue, ce n'est pas juste pour acheter un jouet inanimé. Ce qu'ils viennent trouver, c'est quelque chose à tenir dans leurs mains et qui leur apporte un peu de chaleur", lâche l'artiste. 

Plusieurs mois de travail et des milliers d'esquisses

La mascotte des Jeux de 2022 est le fruit d'un long processus, qui a débuté par un concours de design. Les organisateurs ont reçu plus de 5 800 dessins en provenance de 35 pays. Le remue-méninges a ensuite été intense, si bien que les différentes créations étaient collées du sol au plafond dans l'atelier, se remémore Cao Xue. "On a dessiné des dizaines de milliers d'esquisses, passé sept mois à concevoir et modifier tout ça. Pendant un moment, on a même abandonné l'idée d'avoir un panda. Car il y avait déjà tellement de modèles de pandas dans le passé", raconte-t-il. Mais c'est finalement en toute logique que le choix final s'est porté sur l’animal le plus populaire dans l'empire du milieu.

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Face à la demande, les organisateurs des JO ont promis d'accélérer la production. Les médias chinois ont d'ores et déjà diffusé des reportages montrant des ouvriers effectuant des heures supplémentaires dans les usines.


Maxence GEVIN

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