L'essentiel

TENNIS - Andy Murray a crée la surprise, dimanche, en remportant le Masters de Rome, au détriment de Novak Djokovic (6-3, 6-3). Pour la première fois, le Britannique a battu le numéro 1 mondial sur terre battue. Symbole de ce duel, la balle de match où l’ancien élève d’Amélie Mauresmo s’est arraché pour crucifier "Nole".

"Bravo à Andy. Aujourd'hui, il était trop fort. Trop fort pour moi", a déclaré Novak Djokovic, fair-play, à la fin du match contre Andy Murray. Il faut dire que le Serbe, battu (6-3, 6-3) au Masters de Rome, a été totalement dépassé par un Murray qui surfe sur une dynamique positive sur terre battue. Avant de venir dans la capitale italienne, l’ancien protégé d’Amélie Mauresmo avait déjà créé un petit exploit en éliminant Rafael Nadal, chez lui, à Madrid. En finale, l’Ecossais avait retrouvé Djokovic qui avait fini par avoir le dernier mot (6-2, 3-6, 6-3).

Vivement Roland-Garros

Dimanche, à Rome, Andy Murray a tenu sa revanche. Djokovic, qui avait eu un parcours très difficile pour atteindre la finale, n'a jamais semblé en mesure de gêner Murray, qui s'est également mieux adapté aux conditions de cette finale, disputée sous une pluie quasi constante. Le jour de ses 29 ans, Murray remporte ainsi son deuxième tournoi Masters 1000 sur terre battue. C’est surtout la première fois que Murray bat Djokovic sur Terre battue.

Sans être forcément spectaculaire, cette finale a été tout de même marquée par certains points magnifiques, à l’instar de la balle de match. Totalement dépassé sur le point par deux coups superbes du Serbe, Andy Murray a trouvé le moyen, quasiment contre les rambardes, de ramener dans le court et ainsi crucifier Djokovic. Entre Murray, qui bat les meilleurs mondiaux sur terre, le retour au premier plan de Nadal, le numéro un mondial Djokovic et la légende Federer, Roland-Garros semble plus indécis que jamais.