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VIDÉO - "Sept à Huit" : les rares confidences de Paul Pogba sur sa famille

Virginie Fauroux | Interview Sept à Huit : Audrey Crespo-Mara
Publié le 6 juin 2022 à 9h47, mis à jour le 6 juin 2022 à 10h18
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Source : Sept à huit

Portrait de la semaine de "Sept à Huit", Paul Pogba s'est livré dimanche à Audrey Crespo-Mara.
Retrouvez le replay de cette interview.

Crête blonde, coloration façon léopard, mèches rouges, Paul Pogba a tout osé en matière capillaire. Mais à 29 ans, le milieu de terrain français semble s'être quelque peu assagi. Est-ce son départ en catimini de Manchester United, confirmé par le club anglais la semaine dernière, après une saison compliquée ? Ou tout simplement, une envie de se montrer plus sage et plus posé ? Lui répond que ce sont ses enfants qui l'ont changé. "On a moins le temps. On n'y pense pas trop", lance-t-il face à Audrey Crespo-Mara dans la vidéo de "Sept à Huit" à retrouver en tête de cet article.

Pour moi, le football, je l'ai toujours vu comme un spectacle. Il ne faut pas t'ennuyer.

Paul Pogba

Pourtant, ce look excentrique, le footballeur en a fait sa marque de fabrique. "J'ai toujours été comme ça depuis tout petit. Je n'aime pas avoir les mêmes couleurs, les mêmes crampons. Ça a commencé comme ça, donc la coiffure aussi. Je dirais que ça me va bien", lance-t-il, amusé. Se différencier à tout prix, au point de célébrer ses buts en réalisant un dab, le visage dans le creux du coude et le bras opposé tendu vers l’arrière. Un geste qu'il "a piqué aux Américains" et qui a depuis envahi les cours d'école. "J'ai été surpris de voir tout ça. Pour moi, le football, je l'ai toujours vu comme un spectacle. Il ne faut pas t'ennuyer. Tu viens voir un match, tu vas voir un show. Tu veux voir des belles actions, tu veux voir des dribbles, des célébrations. En fait, ça fait partie du foot pour moi", explique-t-il. 

Mais une danse et un look ne font pas tout. Paul Pogba, ce sont aussi des performances sur le terrain. Sans compter son image de leader charismatique de l'équipe de France, notamment lors de la Coupe du monde de 2018. Un statut qu'il avait déjà enfant, alors qu'il était le petit dernier d'une fratrie de trois garçons. Ses frères jumeaux, également footballeurs professionnels, disent d'ailleurs de lui qu'il n'acceptait jamais de perdre. "Je boudais, je pleurais, j'allais dans mon coin et je disais : 'on rejoue !' jusqu'à temps que je gagne. En fait, j'ai toujours été un mauvais perdant. Ça m'a aussi aidé à progresser. Avoir cette mentalité a toujours été ma force", assure-t-il.

Être toujours premier

Un refus d'être deuxième que Paul Pogba a hérité de son père. "Tu ne peux pas accepter qu'il y ait quelqu'un qui soit plus fort que toi dans ton domaine", lui assénait-il. "Je disais à papa : 'j'ai marqué un but'. Il me répondait : 'c'est tout ?. Eh bien le prochain match, tu en marqueras deux' et ainsi de suite. Ce n'était jamais assez. En fait, j'ai ancré ça". Du côté de sa mère, capitaine de l'équipe nationale de football féminin en Guinée, il a récolté sa bonne humeur et pris sa relève. "Elle était toute seule à élever cinq enfants puisqu'elle a aussi adopté mes deux cousines. Être là, nous nourrir, aller bosser pour nous donner une très bonne jeunesse, malgré toutes les conditions, ça donne une force", souligne-t-il.

Désormais, Paul Pogba veut donc tout faire pour la rendre heureuse, "comme elle m'a rendu heureux quand j'étais gamin", dit-il. Et ce clan n'est jamais très loin du footballeur, la plupart du temps supporter en tribune. "La famille restera toujours la famille. Quoi qu'il arrive, c'est une fierté pour eux, pour moi de les voir au stade, donc ça me donne une force aussi. J'ai envie de marquer, de leur montrer que je vais faire un bon match et qu'ils ne sont pas venus ici pour rien", ajoute-t-il. Pourtant aujourd'hui, son père manque à l'appel. Une absence terrible notamment quand Paul Pogba et ses coéquipiers ont remporté la Coupe du monde. "C'était deux émotions, j'étais très heureux et j'étais triste aussi. Je me rappelle quand je regardais les vidéos des buts de la Coupe du monde 98, c'était avec mon père. C'était mon rêve de jouer une Coupe du monde, de gagner une Coupe du monde. Et là, j'ai pu la gagner, mais il n'était pas parmi nous, donc c'était un moment de tristesse et de fierté en même temps", se souvient-il.

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Le footballeur est aussi très attaché à la famille qu'il a fondée. Dans un documentaire diffusé sur Prime Video à partir du 17 juin, dont il est le héros, on découvre un Pogba attentionné avec sa femme et ses deux fils. "J'essaie d'être le leader de la famille en faisant ma part, en étant sûr que les enfants et ma femme soient bien et qu'ils ne manquent de rien. Qu'ils puissent grandir dans un environnement qui n'était pas le mien quand j'étais petit. Par exemple, la maison que j'ai, Dieu merci aujourd'hui, ce n'est pas l'appartement que ma mère ou mon père avait, sans perdre cette humilité et ce respect de la valeur des choses", affirme-t-il. 

Indéboulonnable en équipe de France, Paul Pogba rêve maintenant du Qatar et émet un souhait, "le plus fou", sans doute, celui de remporter deux fois d'affilée une Coupe du monde. "Ce serait vraiment magique", conclut-il.


Virginie Fauroux | Interview Sept à Huit : Audrey Crespo-Mara

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