VIDÉO - JO d’hiver 2030 en France : sites olympiques, coût... Les contours du projet

par M.T | Reportage Frédérique Agnès, Chrisophe Buisine, Didier Laborde
Publié le 29 novembre 2023 à 22h25, mis à jour le 29 novembre 2023 à 23h30

Source : JT 20h Semaine

Le Comité international olympique (CIO) a choisi, mercredi 29 novembre, de prolonger ses discussions avec la seule candidature française en vue d'accueillir des Jeux d'hiver 2030.
Où se situeront les sites ? Combien cela va-t-il coûter ? Quel pourrait être l'impact environnemental de ces Jeux ? TF1 fait le point.

"Ça, c'est fait !", s'exclame le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier, interrogé dans le reportage en tête de cet article. Car c'est officiel, le Comité international olympique (CIO) a annoncé mercredi soir avoir uniquement retenu la candidature des Alpes françaises en vue de l'organisation des JO d'hiver en 2030. "C'est comme un match qu'on a gagné, qu'on continue à jouer", poursuit l'élu qui a porté cette candidature. 

Un choix qui a d'ores et déjà suscité l’enthousiasme d'Emmanuel Macron. Sur X, le président évoque sa "fierté" : "Des Jeux innovants, durables et inclusifs, qui vont faire rayonner la France et sa montagne", a-t-il également posté. Pour la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, cette étape valide "l'expérience reconnue de la France dans l'organisation d'événements sportifs internationaux".

Une pensée émue pour tous les athlètes français
Martin Fourcade, biathlète et quintuple champion olympique

"J'ai forcément une pensée émue pour tous ces athlètes français qui vont pouvoir regarder cette échéance avec énormément d'envie. C'est un rêve de carrière", réagit de son côté le biathlète Martin Fourcade. Construite pour les Jeux de 1992, la piste de bobsleigh de La Plagne sera réutilisée, comme 95% des infrastructures disséminées au nord sur les pôles Haute-Savoie et Savoie, et au sud sur le Briançonnais, comme le montre l'image ci-dessous.  

JO d'hiver 2030 : répartition des infrastructures
JO d'hiver 2030 : répartition des infrastructures - TF1

Seule exception sur le pôle Nice Côte-d'Azur : une patinoire moderne devrait être construite près du stade. Certains craignent cependant des problèmes liés à la neige qui se raréfie. "Chacun des sites qu'on choisit sont des sites qui auront de la neige en 2030. Et ils sont déjà équipés en neige, donc on n'aura pas d'équipement à refaire", rassure Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a également porté cette candidature. 

La France revendique par ailleurs une candidature sobre, avec un budget prévisionnel de 1,5 milliard d'euros, loin des 22 milliards d'euros dépensés lors des Jeux de Sotchi il y a dix ans. Le dossier français, devançant à la fois la Suisse et la Suède, franchit une étape majeure en passant du "dialogue permanent" au "dialogue ciblé" avec le CIO, qui en fait son "hôte pressenti" de la compétition, alors que Paris accueille déjà les JO d'été 2024 dans huit mois. 

Les Alpes françaises, qui ont lancé leur candidature l'été dernier en même temps que la Suisse, alors que la Suède était en lice depuis février, doivent désormais franchir plusieurs mois d'évaluation détaillée de leur dossier, depuis la carte des sites jusqu'à l'héritage prévu, l'impact environnemental, le financement et le soutien politique. Le CIO a également confirmé ce mercredi avoir retenu la candidature de Salt Lake City en vue des Jeux Olympiques de 2034. La Suisse, candidate malheureuse à ces deux éditions, entre en "dialogue privilégié" pour les Jeux Olympiques de 2038. 


M.T | Reportage Frédérique Agnès, Chrisophe Buisine, Didier Laborde

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