Le 13H

VIDÉO - Qu'est-ce que le twirling pompons, dont les nouvelles championnes du monde sont Françaises ?

M.G | Reportage TF1 Eléonore Payro, Grégory Martin
Publié le 3 août 2022 à 13h21, mis à jour le 3 août 2022 à 18h22
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

L'équipe de twirling pompons du Givry Starlett club a été sacrée championne du monde le week-end dernier, face aux États-Unis.
Les jeunes filles ont reçu un accueil de stars à leur retour dans leur village bourguignon.
L'occasion de découvrir une discipline qui se développe en France ces dernières années.

La France est championne du monde... de twirling pompons ! Le Givry Starlett club s'est adjugé le titre au dernier Mondial, le 30 juillet dernier à Eindhoven (Pays-Bas). Les 47 sportives âgées de 13 à 25 ans l'ont emporté en finale contre les États-Unis. Après un championnat mondial en Italie où elles ont obtenu le bronze en 2015, puis l'argent en Norvège en 2018, elles sont enfin sacrées. Une chorégraphie millimétrée mêlant énergie et précision leur a permis de triompher. Le sujet choisi ? L'esclavagisme. Le but était de faire passer un message de tolérance et de paix. "On a déjà pas mal fait des thèmes festifs, on voulait donc en faire un plus intense et d'actualité", indique Vanessa Aouini, l'une des chorégraphes, dans les colonnes de France 3 Bourgogne.

De retour chez elles à Givry (Saône-et-Loire), les jeunes filles ont été félicitées par les habitants. "Bien sûr qu'on est fiers d'avoir des pom-pom girls championnes du monde", s'exclame l'une d'entre elle. "Tout ce qu'elles donnent, c'est bien. Elles méritent ce qu'elles font. Cette gloire, elle la mérite vraiment", abonde une autre. "C'est magique, ça fait trois ans qu'on attend ça. Ça y est, on l'a" ; "On l'a ramené, ça y est", se réjouissent les athlètes, leur médaille fièrement accrochée autour du cou. 

Une discipline d'inspiration américaine

Leur sport : le twirling bâton, en catégorie pompons. D’origine américaine, la discipline tire son nom de l’anglais "to twirl", soit littéralement faire tourbillonner. Elle prend ses inspirations dans le "cheerleading", né aux États-Unis à la fin du XIXe siècle avec les acrobaties de supporters hommes au bord des stades. Les femmes y ont été intégrées autour de 1920, avant de tracer leur propre chemin. 

À mi-chemin entre les pom-pom girls et les majorettes, le twirling pompons mêle souplesse, créativité, coordination et dextérité. Les athlètes sont évaluées par un jury sur la base d'une chorégraphie musicale de trois minutes, trois minutes trente, sur un thème précis. Le but est de dessiner "des tableaux avec les pompons et étant le plus ensemble possible. On vise l’originalité et la maîtrise de l’ensemble", expliquait en 2018 Sabrina Devigne, présidente et chorégraphe du club de twirling de Dunkerque (USDK Twirl), dans les colonnes de la Voix du Nord. "L'entrée et la sortie doivent être simples, rapides et sans musique", précise le règlement de la discipline. Les gestes des bras et des jambes, très dynamiques, sont limités et très encadrés. À noter que des pénalités sont prévues pour des chutes ou divers contretemps. Certaines acrobaties sont également disqualificatives. 

Un sport à part entière... avec son lot de sacrifices

Depuis quelques années, le twirling pompons est reconnu comme un sport à part entière par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Il est placé sous l'égide de la fédération française sportive de twirling bâton (FFSTB). Des championnats régionaux, nationaux, continentaux et mondiaux sont régulièrement organisés.

Logiquement, la pratique à haut niveau de cette discipline nécessite de nombreux sacrifices. C'est un travail de longue haleine. "On loupe des mariages, des baptêmes, des anniversaires, des soirées", confie Shirley Gaudillère, l'une des championnes du monde. "On a sué, on a beaucoup travaillé, beaucoup recommencé. Mais au final, le travail a payé", abonde Anaïs Jacquot au micro de TF1. Tout cela sans compter les renoncements de type financier. 

Pour cette compétition, elles se sont préparées pendant trois ans. "Je pense que si on arrive à un tel résultat, c'est aussi grâce à tout ce travail extérieur à la chorégraphie" en tant que telle, souligne Laura Perret, leur coach. Plus que les techniques, ce sont les valeurs qu'elle leur a transmises - "le fair-play, le respect entre elles, le respect des autres équipes" - qui ont fait la différence.

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Ce titre pourrait bien ouvrir de nouvelles perspectives et permettre d'accélérer encore un peu plus le développement de ce sport encore méconnu. Mieux, dans la même année, le Givry Starlett Club a gagné l'or régional, national, européen et, donc, mondial.


M.G | Reportage TF1 Eléonore Payro, Grégory Martin

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