STADE - Le meneur de jeu de l'OM exprime son ras-le-bol face aux débordements de supporters dans une tribune publiée ce mercredi par le journal Le Monde. Deux fois, il a été visé par des jets de projectiles depuis le début de la saison.

"Est-ce que je dois arrêter de tirer les corners ? Est-ce que je dois arrêter de jouer au football ? Dites-moi", lance furieux Dimitri Payet dans une tribune du journal Le Monde publiée ce mercredi. Depuis le début de la saison de Ligue 1, le milieu de l'Olympique de Marseille (OM) a été la victime de deux jets de projectiles. 

Le 22 août dernier, lors d’un match à Nice, il avait reçu une bouteille d’eau dans le dos, et un supporteur avait tenté de le frapper. Puis à Lyon, le 21 novembre dernier, un supporteur de l’Olympique lyonnais (OL) lui a lancé une bouteille sur la tête.

Exaspéré par l'inertie des instances professionnelles

Dans cette tribune, il écrit : "J'ai été autant blessé par la bouteille que par l'impression d'être le responsable des violences et de l'arrêt du match, a-t-il expliqué. Je dis stop ! Y en a marre. J'en ai marre que chacun mette son grain de sel sans apporter le début d'une solution. Désolé, mais il faut le dire, ce n'est pas le préfet qui se trouve sur le terrain, ni le procureur, ni le délégué de la Ligue, ni les présidents de Nice, de Lyon ou de Marseille."

Le Réunionnais tacle du même coup les instances professionnelles pour leur manque de prises de position, selon lui, à la veille d'une réunion interministérielle sur la violence dans les stades, ce jeudi 16 décembre.

"Je suis surpris que les acteurs - le gouvernement, la Ligue, les clubs - n'assument pas un peu plus leurs responsabilités, continue-t-il. C'est une forme de démission collective insupportable. Les joueurs, c'est nous, si on ne se sent pas protégés, on ne peut pas jouer."

Lorsqu'il s'agit de notre sécurité, j'aimerais (...) qu'il n'y ait ni maillot, ni fanions, ni couleurs
Dimitri Payet, milieu (OM)

Enfin, le joueur de 34 ans a appelé à une forte solidarité sur le terrain face aux violences. "J'attends que les joueurs soient plus solidaires entre eux, quel que soit le club dans lequel ils évoluent, a-t-il conclu. Lorsqu'il s'agit de notre sécurité, j'aimerais que l'on oublie nos appartenances, qu'il n'y ait ni maillot, ni fanions, ni couleurs. On ne peut pas continuer comme ça."

L'OM a saisi la commission d'appel de la Fédération française de football (FFF) ce mercredi, pour contester les décisions de la Ligue de football professionnel (LFP), qui a notamment donné à rejouer le match OL-OM du 21 novembre dernier.


Lena ADAMI

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