XV de France : quel héritage Philippe Saint-André laisse-t-il à Guy Novès ?

Le service METRONEWS
Publié le 18 octobre 2015 à 16h38
XV de France : quel héritage Philippe Saint-André laisse-t-il à Guy Novès ?

PASSATION - Au lendemain de l'humiliante élimination des Bleus face à la Nouvelle-Zélande (62-13) et à l'heure de dresser le maigre bilan de Philippe Saint-André, se pose aussi la question de l'après. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'un immense chantier attend Guy Novès, le prochain sélectionneur du XV de France.

 Un équipe abîmée
Prendre une telle fessée face aux All Blacks laisse évidemment des traces. Tout comme les quatre années de mandat difficiles de PSA, durant lesquelles le XV de France a perdu de sa superbe et s'est un peu éloigné de ses supporters. Si plusieurs joueurs cadre de cette équipe ont joué leur dernier match au Millennium (Pascal Papé, Frédéric Michalak et Nicolas Mas, c'est sûr, Thierry Dusautoir, Dimitri Szarzewski et Yannick Nyanga devraient suivre), Guy Novès va donc récupérer un groupe esquinté. Saint-André estime qu'il a "dû fabriquer une génération de joueurs qui a du potentiel", mais malgré de très nombreux essais, il n'a véritablement installé que trop de certitudes dans ce XV France. 

► Un capitaine tout trouvé
C'est sans doute le principal legs de PSA à Novès : Yoann Maestri. Le second ne le découvrira puisqu'il l'a sous ses ordres depuis 2009, mais le deuxième ligne s'est révélé durant cette Coupe du monde comme un futur capitaine en puissance. Posé, écouté, fin et juste dans ses analyses, Maestri devrait logiquement prendre le relai de Dusautoir une fois qu'il raccrochera le maillot tricolore. Parmi les autres hommes forts de la génération PSA, Louis Picamoles, bien sûr, et surtout une première ligne (Eddy Ben Arrous, Guilhem Guirado et Rabah Slimani) intéressante, quoique encore un peu tendre. Mais Yannick Bru, l'entraîneur des avants, assure qu'ils ont "beaucoup appris pendant la compétition". 

 Une crise ouverte dans le rugby
En dénonçant un système qui n'aide pas l'équipe de France, Saint-André a laissé les instances face à leurs responsabilités dans cet échec. Une posture classique après un échec du XV de France (on avait observé un phénomène similaire en 1991) mais qui pourrait inciter le rugby français à se réformer, surtout dans un contexte d'élections à la présidence de la Fédération en 2016. Il sera alors intéressant d'observer l'attitude de Novès, toujours prompt à défendre les intérêts de son club de toujours le Stade toulousain face à ceux de l'équipe nationale. Reste que le nouveau sélectionneur a au moins une bonne carte à jouer dans ce contexte délicat : il pourra difficilement faire pire que Saint-André. 

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