Des centaines de véhicules de collection ont sillonné la capitale à l'occasion de la Traversée de Paris.
Ce rendez-vous de passionnés s'est finalement tenu dimanche, après deux annulations successives.
La plupart des modèles coûte moins de 18 000 euros.

Coup sur coup, le rendez-vous avait été annulé en janvier puis en mars. La faute à la pandémie de Covid-19 puis à un pic de pollution. Mais cette fois-ci, la 22ème édition de la Traversée de Paris a bien pu se tenir ce dimanche. En tout, 770 véhicules de collection se sont relayés dans les rues de la capitale, au départ du château de Vincennes et jusqu'à la Butte Montmartre et sa vue sur les toits parisiens.

Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

"Une histoire populaire française"

Les modèles présents étaient de tous types et de toutes les époques. De la Corvette au tracteur. Mais une bonne partie d'entre eux étaient des autos restées cultes dans la mémoire collective. Xavier Guillemin, l'un des participants, ne voulait rien d’autre que la 2CV de son enfance, indémodable, pas seulement à ses yeux. "Les gens viennent nous voir pour nous dire "J'en avais une quand j'étais jeune" ou "Ca me rappelle des souvenirs avec mes parents". Il y a vraiment une histoire derrière, une histoire populaire française", explique le passionné dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article.

Parmi ces voitures devenues des pièces de musée, une grande partie sont encore relativement abordables. Même un demi-siècle après sa sortie des chaînes d’assemblage, l’Ami 6 de Citroën et son esthétique hors-norme reste à portée de presque toutes les bourses. Lionel Badetz, derrière le volant, le confirme : "On peut récupérer toutes les pièces que l'on veut, à part quelques pièces de carrosserie. Mais au quotidien, ça ne coûte pas grand chose : c'est facile à assurer, ça ne consomme pas grand chose."

Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

"Les voitures de prestige restent au garage"

Depuis son Isetta, une auto lilliputienne de la marque allemande BMW, Marie-Pierre Briet est membre de Vincennes en Anciennes, le plus grand club multimarque de France, à l'origine de l'évènement. Elle est bien placée pour mesurer la différence entre son bolide et les voitures luxes : "La moindre éraflure c'est une catastrophe. Les voitures de prestige ne sortent qu'à de grandes occasions. Sinon le reste de l'années elles restent au garage."

Selon la Fédération française des véhicules d’époque, près de 60% de ces voitures coûtent moins de 18 000 euros à l’achat. Pour les budgets vraiment serrés, il reste un autre classique absolu, génial : le Solex. Sept millions d'exemplaires vendus dans le monde. Actuellement, à peine 500 euros pour rouler différemment.


T.G.

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