Le 15 avril 2019, le toit de la cathédrale de Notre-Dame de Paris brûle, suscitant une forte émotion à travers le monde.
De nombreux dons afflux, mais alors que faire de ces 846 millions d’euros ?
Les travaux, coûteux, utiliseront bien l’ensemble de la somme reçue, comme l'explique Anne-Chloé Bottet dans Bonjour ! La Matinale TF1.

Pendant près de 15 heures, dans la nuit du 15 au 16 avril 2019, le feu dévore la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris. L’incendie a mobilisé plus de 600 pompiers, plusieurs camions à grande échelle et 18 lances. Les flammes réduisent en cendres la flèche, la toiture de la nef et du transept. En s’effondrant, la flèche provoque d’autres dégâts et provoque l’écroulement de la voûte de la croisée du transept et fragilise les tours.

La charpente, une des plus vieilles de Paris, datait de plusieurs siècles et rassemblait environ 1300 chênes, l’équivalent de 21 hectares de forêt. Rapidement, les autorités décident de tout rénover à l’identique. Difficile alors d’évaluer le coût des travaux.

Heureusement, les fonds ne manquent pas. La Cour des comptes a récemment rendu public le chiffre astronomique de 846 millions d’euros reçus sous forme de dons. Ils viennent de 340 000 donateurs différents provenant de près de 150 pays. Les trois plus grandes fortunes françaises, les familles Arnault, Bettencourt et Pinault, pèsent notamment à elles seules plus de la moitié des dons.

Trois phases de travaux

Les travaux s’organisent en trois phases distinctes. La première, la plus délicate, s’est déjà achevée courant 2021. Objectif, sécuriser et sauvegarder la structure du bâtiment. Les experts se sont attelés à éviter l’écroulement de l’édifice, extraire les matériaux endommagés et traiter la pollution au plomb tombé sur le parvis et le quartier tout autour. Coût final : 550 millions d’euros.

La deuxième étape reste en cours. Elle consiste à réinstaller la flèche et restaurer les planchers en chêne. Pharaonique, elle mobilise des centaines d’artisans spécialisés : des charpentiers, des maîtres verriers, tailleurs de pierre et autres grutiers. Ces prestations prestigieuses coûtent environ 152 millions d’euros. Ces travaux devraient s’achever avant la fin de cette année avec une réouverture promise le 8 décembre.

Mais comment seront utilisés les 146 millions restants ? Ces fonds restent consacrés à Notre-Dame et serviront à la troisième phase de travaux, comme l’explique Anne-Chloé Bottet dans Bonjour ! La Matinale TF1. Il faudra en effet rénover une partie de l’extérieur de la cathédrale. Les arc-boutants (piliers en demi-cercle qui soutiennent le chœur et la nef) ont besoin d’être renforcés. Même chose pour la sacristie qui conserve les précieux objets de culte.


Geoffrey LOPES | Chronique : Anne-Chloé BOTTET

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