Les courses landaises sont incontournables dans le sud.
Nos correspondants ont pu filmer de très près ceux qui osent défier les vaches dans l'arène.

La passion des Gascons pour les courses de vaches date du Moyen-Âge. Un document daté de 1289 dans les archives de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) en atteste. Ni le pape en 1567, qui les menace d'excommunication, ni les rois de France, qui brandissent amendes et emprisonnement, ne parviennent à les en détourner. Elles deviennent en 1953 un sport régional reconnu par le Ministère des Sports, à l'instar des courses camarguaises. Elles sont aussi l'évènement principal des fêtes de villes et de villages.

Un sport, une passion et une tradition

Bras levé, vêtu de blanc et d'un boléro chamarré, ceinture rouge à la taille, l'écarteur, un des acteurs principaux de ce sport très codifié, affronte la vache sauvage au centre de la piste. Il l’appelle pour provoquer la charge. Un second écarteur posté derrière lui attire l'animal quand l'écart est effectué.

Autre acteur, le sauteur : il effectue des sauts au-dessus des cornes, saut de l'ange, triple saut, saut vrillé. Le saut le plus difficile est celui où, pieds entravés dans le béret, jambes liées par la cravate, il s'élève à 1,40 m minimum au-dessus de la vache au galop. Un jury note les écarts et les sauts selon les difficultés d'exécution. Outre les primes, la récompense suprême pour le torero landais est le tour d'arène porté à dos d'homme au son de la musique des bandas, omniprésente le long de la course. Plus d'images et d'informations dans le sujet en tête de cet article.


La rédaction de TF1info | Reportage : Erwan Braem

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