Le 20h

VIDÉO - Verdict imminent pour la baguette française, qui pourrait entrer au patrimoine immatériel de l'Unesco

TF1 | Reportage Sophie de Vaissière et Thierry Marquez
Publié le 29 novembre 2022 à 10h50, mis à jour le 30 novembre 2022 à 10h55
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Source : Le JT

Elle est l'un des emblèmes de la France : la baguette pourrait bientôt connaitre une consécration.
L'an dernier, sa candidature a été présentée pour entrer au patrimoine immatériel de l'Unesco.
Le verdict n'est plus qu'une question d'heures ce mercredi 30 novembre.

Au patrimoine mondial de l'Unesco, il y a quelques grandes dames bien installées et puis, il y a les petites nouvelles. La baguette devrait faire dans quelques heures son entrée sur la liste très sélecte des monuments protégés. Et pour cause, la baguette est une star internationale. "Je suis venue pour visiter la Tour Eiffel, mais aussi pour manger beaucoup de baguettes. J'adore la baguette", affirme une touriste. Et un autre d'ajouter, "tout le monde connaît la baguette. En Italie, c'est très connu".

Une croûte croustillante inimitable

Voici ce que l'Unesco veut consacrer : une croûte craquante à souhait et une mie parfaitement aérée. C'est le fruit d'un savoir-faire français, ancien et complexe. Une bonne baguette ne s'improvise pas. "On travaille une matière qui est une matière vivante et c'est ça qu'il faut comprendre. Si à un moment donné, vous laissez votre pâton de pâte, vous allez faire quelque chose et vous revenez dans quinze minutes, ce n'est pas le même que celui que vous avez laissé au moment où vous êtes parti", souligne Logan Lafond, cofondateur de la boulangerie-pâtisserie chez "Ernest & Valentin".

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Il se vend six milliards de baguettes tous les ans en France, soit 320 toutes les secondes. Les Français sont très attachés à ce symbole. Chacun a un rapport personnel à ce produit. "Moi, je suis fidèle à mon pain le matin, le midi et le soir", lance une consommatrice. Pourtant, le nombre de boulangeries diminue. Elles étaient 55 000 en 1970, 35 000 seulement aujourd'hui. En cause, la concurrence des boulangeries industrielles, la hausse des coûts et les difficultés à recruter. Même si la reconnaissance de l'Unesco n'est que symbolique, les boulangers comptent l'utiliser pour créer des vocations.


TF1 | Reportage Sophie de Vaissière et Thierry Marquez

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