À Chauray, dans les Deux-Sèvres, il était impossible de circuler ce dimanche.
Des passionnés ont entrepris de revivre les embouteillages de leur enfance.
Voitures anciennes, tenues et accessoires d’époque... Rien ne manquait, comme l'a constaté une équipe de TF1.

On peut se retrouver coincer dans un embouteillage par choix, et même apprécier d’y faire du sur-place pendant deux heures. Ce n’est pas du masochisme, mais de la pure nostalgie qui a poussé une grosse centaine d’automobilistes passionnés à masser leurs véhicules de collection dans les rues étroites de Chauray (Deux-Sèvres) ce dimanche 28 avril. L’idée, initiée par la municipalité : commémorer les bouchons d’antan, lorsque les vacanciers se retrouvaient coincés dans les villages.

Des 4L, 2 CV, R16, R12, DS, Coccinelle et vieux vans Volkswagen. Un curé et une bonne sœur sur une mobylette. Des gendarmes vêtus comme dans les films avec Louis de Funès et Michel Galabru. Tout est recréé de toutes pièces, jusqu’à l’accident à l’origine du bouchon, avec un panneau de signalisation d'époque et une fausse victime donnant de sa personne, minerve autour du cou à même le sol. "C’est une expérience… Une expérience que je veux bien renouveler l’année prochaine. Je dois être un peu bizarre, je travaille en psychiatrie", rigole-t-elle au micro de TF1, dans le reportage du JT à voir en tête de cet article.

"À l’époque, tous ceux qui voulaient aller en vacances sur la côte Atlantique, ceux qui descendaient du département des Deux-Sèvres, mais aussi les Parisiens et les Nantais qui allaient vers l’île de Ré, la Rochelle ou l’Île d’Oléron, tout le monde devait passer par Chauray", explique pour sa part Yasmine Pelletier-Guilbard, adjointe (SE) à l’animation.

C’est ce temps qu’il s’agit de retrouver, comme Proust croquant dans la madeleine. "Mon père avait une petite 2 CV camionnette et les quatre garçons étaient derrière. Puis de temps en temps, il criait ‘on va doubler !’", rembobine Joël, au volant du même modèle, reproduisant, plusieurs décennies plus tard, la colère du paternel. Mais avec le sourire de l'enfant qui joue.


Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Marine Giraud, Renan Hellec

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