Le contrôle technique des deux-roues devient obligatoire ce lundi 15 avril.
En amont, les "motards en colère", opposés à cette mesure, prévoient de manifester contre la mesure.
Des actions sont prévues samedi et dimanche un peu partout en France.

Les "motards en colère" sont de sortie. À l'approche de l'entrée en vigueur du contrôle technique obligatoire pour les deux roues ce lundi 15 avril, la Fédération française des motards en colère (FFMC) a appelé à manifester contre la mesure un peu partout en France ce week-end. Selon une source policière, 20.000 motos devraient se mobiliser dans tout le pays, dont 2000 à Paris ce samedi après-midi.

Des actions dans la majorité des grandes villes

Une dizaine d'actions sont attendues, et certaines ont déjà commencé, comme on le voit dans la vidéo de TF1 en tête de cet article. Outre la capitale, où les opposants doivent converger à la porte Dauphine, des rassemblements sont prévus à Seclin, près de Lille, à Rennes, Nantes, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble, Montpellier, Toulouse ou Bordeaux. Dimanche, les motards défileront à Marseille, Carcassonne ou encore près de Narbonne. 

La Fédération juge ce contrôle cher et inutile. "Il y a bien mieux à faire pour améliorer la sécurité et les performances environnementales des deux-roues motorisés", assure-t-elle sur son site. Un recours en urgence, visant à suspendre la mesure, avait été déposée par l'association, déboutée jeudi par le Conseil d'État.

Dix ans d'atermoiements

Les plus de 3 millions de véhicules de catégorie L - scooters, motos, tricycles ou voiturettes - échappaient jusqu'ici au contrôle, instauré en 1992 pour les voitures. Il aura fallu dix ans et de nombreux recours pour faire appliquer en France cette directive européenne de 2014, déjà mise en place presque partout sur le continent. 

Près de 2,5 millions de personnes sont appelées à passer leur premier contrôle technique réglementaire dès 2024, selon l'organisation représentant les professionnels du secteur, Mobilians. Les conducteurs sans contrôle technique à jour risquent une amende de 135 euros ou une immobilisation du véhicule.


A. Lo.

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