Grève dans les transports : le gouvernement n'exclut pas de "sanctuariser" certaines périodes

par C.D avec AFP
Publié le 20 février 2024 à 10h56, mis à jour le 20 février 2024 à 11h12

Source : JT 20h WE

La grève des contrôleurs de la SNCF qui a perturbé le trafic les 17 et 18 février, en pleines vacances scolaires, a relancé le débat sur une "sanctuarisation" de certaines périodes de l'année.
Ce mardi, la ministre des Relations avec le Parlement a repris cette idée.

Le week-end des vacances scolaires du 17-18 février, regroupant les zones A et C a été perturbé en raison d'une grève des contrôleurs de la SNCF. Une situation qui a contraint de nombreux voyageurs à trouver une alternative pour se déplacer et qui a relancé le débat sur l'interdiction de faire grève dans les transports à certaines périodes. Plusieurs propositions de loi ont ainsi été déposées ces dernières années pour "sanctuariser" certains moments de l'année où il ne serait pas permis d'arrêter le travail. Une idée reprise, mardi 20 février, par la ministre des Relations avec le Parlement, Marie Lebec. Elle n'a ainsi pas exclu de "sanctuariser" des périodes sans grève dans les transports, au nom de la "mission de service public" de la SNCF.

Il y a des moments où on peut estimer qu'il faut sanctuariser ces périodes.
Marie Lebec

"La question de la protection du droit de grève est essentielle, mais je crois qu'on peut s'interroger sur le recours au droit de grève quand on a une mission de service public", a déclaré la ministre déléguée chez nos confrères de Sud-Radio. "Il y a des moments où on peut estimer qu'il faut sanctuariser ces périodes", a-t-elle ajouté alors qu'elle était interrogée sur une proposition de loi LR, initiée par les sénateurs centristes, et prévoyant notamment jusqu'à 60 jours "pendant lesquels il ne pourrait pas y avoir de préavis de grève", par exemple durant les vacances scolaires ou lors de grands événements.

Pour Marie Lebec, qui a reconnu ne pas encore avoir lu la proposition de loi des Républicains, "la réflexion sur le sujet peut être débattue à l'Assemblée". "Est-ce que les modalités doivent forcément passer par la loi ? Est-ce que ça peut faire l'objet d'un accord ou autre avec les représentants syndicaux ? Je crois que toutes les options sont ouvertes", a-t-elle estimé.


C.D avec AFP

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