Les commissions compétentes ont validé la désignation de l'ancien Premier ministre pour prendre la direction de la RATP.
Des pénuries de chauffeurs à la hausse des factures électriques, de nombreuses difficultés attendent le futur PDG.
"Les défis ne manquent pas et ça me motive beaucoup", a-t-il assuré.

Sa prise de fonctions est presque actée. Les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat ont donné leur feu vert à la nomination de l'ancien Premier ministre Jean Castex à la tête de la RATP, qu'il compte recentrer vers son "cœur de métier" en Ile-de-France. Entendu mardi 8 novembre au soir par la commission de l'aménagement du territoire du Sénat puis mercredi matin par celle du développement durable de l'Assemblée, il a recueilli 52 voix des parlementaires contre 27. Sa nomination au poste de PDG de la Régie doit maintenant être confirmée en Conseil des ministres. "Les défis ne manquent pas et ça me motive beaucoup", a-t-il lancé. 

"Se rendre utile pour la Nation"

"Ma priorité des priorités, c'est le cœur de métier, et le cœur de métier, c'est répondre aux attentes des usagers" en Ile-de-France, a déclaré l'ancien chef de gouvernement, qui prendrait les rênes du réseau de transports à l'heure même où la RATP rencontre des difficultés à faire circuler correctement ses bus et ses métros. "L'urgence absolue", "c'est celle de la continuité et de la qualité du service", a-t-il reconnu. En cause, une pénurie de conducteurs due à des difficultés de recrutement et à un fort absentéisme, ce qui a même mené la Régie à proposer une prime de 450 euros à ses chauffeurs les plus assidus.

Le futur PDG de la RATP, proposé par Emmanuel Macron, entend aussi anticiper l'ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO) avec les syndicats dès sa prise de fonction. Les agents ont déjà bénéficié d'une hausse moyenne de 5,2% des rémunérations cette année, a-t-il remarqué, à la veille d'une grève qui s'annonce très suivie sur le réseau, promettant une journée noire pour les usagers.

Jean Castex a aussi cité l'envolée de la facture d'électricité, qui devrait passer de 210 millions d'euros l'an dernier à environ 265 millions cette année et atteindre entre 480 et 550 millions l'an prochain, annonçant des discussions avec l'État et Île-de-France Mobilités, l'autorité régionale des transports présidée par Valérie Pécresse, qui s'est dernièrement montrée très critique vis-à-vis de la RATP

Président de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afit) depuis le 18 août, il affirme ne plus vouloir faire de politique mais souhaiter "se rendre utile pour la Nation". "Je ne cherche pas à être recasé. (...) Quand on veut recaser des amis, ce sont plutôt dans des sinécures. Je ne suis pas certain que ce soit le cas", a-t-il lancé, rappelant qu'il est passionné de transports et qu'il avait été en 2019 candidat pour diriger la SNCF. 


M.L (avec AFP)

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