De très nombreux passagers ont vu leur train être retardé ou annulé.
En cause, une panne géante à la SNCF, survenue vendredi soir mais dont les conséquences ont duré au-delà.
Comment, alors, être indemnisé ?

Une panne de signalisation provoquée par la foudre perturbait, vendredi 28 et samedi 29 juillet, le trafic ferroviaire à grande vitesse au départ et à l'arrivée de la gare Montparnasse, au début d'un week-end de chassé-croisé des vacances. L'incident, survenu en fin d'après-midi, été "résolu grâce à l'arrivée rapide sur place des équipes de SNCF Réseau", a affirmé à l'AFP la SNCF en début de soirée vendredi, mais des retards étaient encore à signaler samedi.

Une question se pose désormais : à quel(s) remboursement(s) peuvent prétendre les passagers lésés ?

Pour les TGV inOui et Intercités, un formulaire à remplir en ligne

Le Figaro, qui s'est penché sur la question, rappelle que pour les TGV inOui et Intercités, "le dédommagement atteint 25% du prix du billet entre 30 minutes et deux heures de retard à l'arrivée, et 50% entre deux et trois heures et à 75% au-delà de trois heures." Pour ce faire, les usagers peuvent se rendre sur le site dédié de la SNCF pour y remplir un formulaire, et faire une demande de compensation "dès l'arrivée du train et jusqu'à 90 jours après", selon l'entreprise ferroviaire. 

En revanche, pour ce qui est des Ouigo, le principe est différent : pour un retard à l'arrivée d'une à deux heures, l'indemnisation représente 25% du montant total du billet, hors options. Au-delà de deux heures, cela monte à 50%. Pour les usagers de ces trains, "un bon d'achat est envoyé automatiquement par mail quelques jours après le voyage, qu’il est ensuite possible de se faire créditer sur un compte bancaire", indique aussi Le Figaro.

Au journal, SNCF Voyageurs fait savoir que "pour l'ensemble des voyageurs", le groupe appliquera "les mesures commerciales habituelles" de compensations. La même source précise que des "mesures compensatoires supplémentaires" pourraient s’ajouter, mais qu'"à ce stade, les réflexions sont toujours en cours".

"Il est clair que là, on peut espérer que la SNCF fera un geste supplémentaire", commente d'ailleurs pour LCI, dans le reportage visible en tête de cet article, Michel Quidort, vice-président de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports (FNAUT). 

En théorie, la SNCF doit aussi proposer de la nourriture, une assistance, voire un hébergement aux passagers lorsqu'ils sont bloqués en gare, ce qui n'a pas forcément été le cas lors de la panne géante à la gare Montparnasse.


Maxime MAGNIER Reportage TF1 : Léa Kebdani

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