Les Français face à la pénurie de carburants

VIDÉO - Stations-service à sec : des bus scolaires à l'arrêt

TF1 | Reportage Manon Debut, Bora Agirbas, Zack Ajili
Publié le 6 octobre 2022 à 9h28
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

La pénurie de carburant touche également les compagnies de bus et de cars.
Dans la région d'Amiens, plusieurs tournées de ramassage scolaire ont dû être supprimées, faute de carburant.
Les parents n'ont été prévenus que la veille.

C’est une des conséquences sous-estimées de la pénurie de carburant qui frappe la France. Dans certains territoires ruraux, les bus de ramassage scolaire ne peuvent pas circuler.

Une situation critique pour les chauffeurs, étudiants et familles

Une situation qu’a subie Valentine Cardoso, lycéenne à Abbeville, dans la Somme. Domiciliée à 45 minutes de son établissement scolaire, la jeune fille s’est retrouvée sans bus scolaire pour rejoindre son lycée. "J’ai dû réveiller mon père pour qu’il m’emmène vite en voiture", explique l’étudiante. Si son car n’est jamais arrivé, c’est parce qu’il manquait d’essence, comme de nombreux véhicules à travers le pays.

"Le gazole, ça diminue, on est presque dans le rouge. On commence à paniquer et se dire ‘Qu’est-ce qu’on va faire demain ?’", témoigne un chauffeur de bus scolaire, interrogé par les équipes du 20 Heures de TF1. Les ruptures de stock de carburants, dues aux remises exceptionnelles chez TotalEnergies et aux grèves en cours dans plusieurs raffineries, deviennent également un casse-tête pour les familles, qui doivent trouver des arrangements afin de pouvoir emmener leurs enfants à l’école.

Des milliers d'écoliers possiblement impactés

Dans les Hauts-de-France, près de 400 enfants ont subi l’absence de bus en début de semaine. Un chiffre qui pourrait empirer si la situation ne s’améliore pas rapidement. Franck Dhersin, vice-président de la région, lance un appel d’aide à l’État afin d’éviter une paralysie des transports scolaires dans la région. "C’est 212.000 élèves que nous transportons gratuitement dans les Hauts-de-France. On estime à peu près 40.000 enfants pourraient être en problème à partir de la semaine prochaine. Ce serait du jamais vu", estime-t-il au micro des journalistes de TF1.

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Des réquisitions pourraient être effectuées par la préfecture dès ce jeudi 6 octobre, alors que plusieurs entreprises de transports ont pu faire le plein de carburants dans le courant de la journée de mercredi.


TF1 | Reportage Manon Debut, Bora Agirbas, Zack Ajili

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