RER dans les métropoles françaises : quelles villes pourraient être concernées ?

Justine Faure, avec le service politique de TF1/LCI
Publié le 28 novembre 2022 à 12h17
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Emmanuel Macron a annoncé dimanche son objectif de développer un transport ferroviaire du quotidien de type RER dans dix métropoles françaises afin de favoriser la transition écologique.
Dix grandes villes devraient être retenues au premier semestre 2023, parmi lesquelles Grenoble, Bordeaux, Lille ou Lyon.

Dupliquer le RER francilien à une dizaine d'autres métropoles françaises. C'est l'idée avancée dimanche 27 novembre au soir par le président de la République dans une séquence postée sur YouTube, dans laquelle il répond à des questions d'internautes sur l'écologie. "Pour tenir notre ambition écologique, je veux qu’on se dote d’une grande ambition nationale : dans dix grandes agglomérations, dans dix métropoles françaises, de développer un réseau de RER, un réseau de trains urbains", a-t-il exposé. "Le train du quotidien pour aller travailler, pour les loisirs pour les étudiants est un outil essentiel pour lutter contre le changement climatique et proposer des alternatives à la voiture", a ajouté l'Élysée.

Ce lundi, le palais présidentiel a précisé quelles pourraient être les villes concernées, sans que cette liste soit exhaustive ou figée. Y figurent : Strasbourg, Lille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Metz, Rennes, Grenoble, Rouen et Nantes. Marseille pourrait également être concernée, pour la relier à Aix-en-Provence, mais cela pourrait se faire dans le cadre d'un projet différent, celui de "Marseille en grand", le plan d'investissement massif d'Emmanuel Macron pour la cité phocéenne. 

L'idée de développer des RER métropolitains en régions n'est pas nouvelle, elle avait déjà été évoquée par le chef de l'État. En octobre 2020, SNCF Réseau avait remis au gouvernement un schéma directeur présentant un plan pour les grands nœuds ferroviaires, à la demande d'Elisabeth Borne, alors ministre des Transports. Objectif du plan : développer de nouveaux services métropolitains ("SEM" pour services express métropolitains ou "RER" pour réseau express régional).

Un RER mis en service dans le Bas-Rhin dès le 11 décembre

Ainsi, certains projets sont déjà bien avancés, comme à Strasbourg où le REME, le RER bas-rhinois, commencera à être déployé dès le 11 décembre prochain. "Le REME prévoit l’élargissement massif de l’offre de trains, de cars express, s’appuyant sur l’extension des horaires de circulation, un cadencement nettement renforcé sur quasiment toutes les lignes desservant l’Eurométropole ainsi que son bassin de vie", lit-on sur le site de la métropole de Strasbourg. 

Les projets de RER sont également discutés depuis plusieurs années à Grenoble et Bordeaux. "J’appelle toutes les parties - État, Région, collectivités - à se réunir au plus vite, car il ne faut pas perdre une minute pour faire avancer ce projet révolutionnaire pour notre territoire", a d'ailleurs déclaré le président de la Métropole de Grenoble, Christophe Ferrari. 

Le gouvernement a évalué le coût de chaque projet entre 15 et 20 milliards d'euros, co-financés par l'État et les collectivités. 

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À Elisabeth Borne de mener ces chantiers

La Première ministre Elisabeth Borne, qui a travaillé sur le sujet lorsqu'elle était ministre des Transports, sera chargée de la conduite de ces grands travaux. Les villes retenues parmi la quinzaine étudiées, seront annoncées au premier semestre 2023, et les travaux pourront commencer d'ici un à deux ans pour les projets les plus aboutis, avec l'objectif d'avoir les dix projets terminés à l'horizon 2030. 


Justine Faure, avec le service politique de TF1/LCI

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