Le 13H

VIDÉO - Sécurité routière : les trottoirs bientôt (vraiment) réservés aux piétons ?

M.L | Reportage TF1 : Vincent Capus, Christine Guérard
Publié le 28 novembre 2022 à 14h35
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Le Conseil national de la sécurité routière s'apprête à plaider pour réserver "légalement" les trottoirs aux piétons.
Il souhaite également que cet espace soit "physiquement séparé de la chaussée".
L'instance estime qu'actuellement, les automobilistes, les cyclistes et les usagers de trottinettes empiètent sur les trottoirs.

Face aux risques de collision avec les vélos et les trottinettes, la réglementation pourrait bientôt évoluer pour mieux protéger les piétons. Le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) va recommander lundi de "définir légalement" les trottoirs comme réservés aux piétons, a appris l'AFP auprès de la sécurité routière lundi. Créée en 2001, mise en sommeil en 2008 puis réinstallée en 2012, cette instance de concertation et de propositions composée de 67 membres (élus, représentants de l'État, associations, médecins, entreprises...) est considérée comme le "parlement" de la sécurité routière. 

Réuni lundi en séance plénière, le CSNR doit faire neuf recommandations au gouvernement, dont la n°7 prévoit de "définir légalement le trottoir comme étant une partie de la voie publique réservée à la circulation et à l'usage du piéton". L'instance veut aussi "préciser que le trottoir est physiquement séparé de la chaussée afin d’être repérable et détectable par tous les usagers"

Les trottinettes également dans le viseur du Conseil national

"Cela fait longtemps qu'on demande une définition du trottoir", a déclaré à l'AFP Geneviève Laferrère, représentante de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) au CNSR, qui défend cette recommandation. "Parce qu'aujourd'hui le trottoir, c'est ce qu'il reste quand on a pris de la place pour la voiture, pour le stationnement, pour les cyclistes, quand on a pris de la place pour tout", a-t-elle ajouté, estimant qu'il "reste très peu pour les piétons" et que les trottoirs "ne sont plus un endroit convivial".

Selon elle, "les trottinettes ont aggravé le problème (...) notamment celles en libre-service stationnées sur le trottoir quand elles sont en attente d'un nouvel usager". Sur franceinfo, elle a aussi fustigé lundi le fait que ces dernières, tout comme les vélos, se rabattent sur le trottoir "parce qu'on n'a pas osé prendre assez de place à la voiture" : "Le trottoir devient un refuge, et ce n'est plus possible", a-t-elle lancé. La déléguée interministérielle à la sécurité routière, Florence Guillaume, sera présente lundi à la séance plénière du Conseil, et doit commenter les recommandations adoptées.

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Cette recommandation intervient alors que des dizaines d'accidents ont été recensés ces dernières années, impliquant ces véhicules. La ville de Paris, où 15.000 trottinettes sont disponibles en libre-service, s'interroge quant à elle sur leur "rapport coût/bénéfices" et leur "coût environnemental", selon les mots la semaine dernière de David Belliard, l'adjoint aux mobilités et à la voirie. Fin septembre, la mairie de la capitale avait menacé les sociétés Lime, Dott et Tier de ne pas renouveler leur contrat en février 2023. 

En réponse, les trois exploitants ont annoncé jeudi dernier que les 15.000 trottinettes parisiennes vont ainsi être équipées d'une plaque d'immatriculation sur le pare-boue arrière, comme à Grenoble ou en Allemagne, afin d'aider la police à mieux verbaliser les infractions. Ils ont aussi publié onze propositions faites à la municipalité pour renforcer la sécurité des utilisateurs comme des piétons et mieux intégrer les engins dans l'espace public.


M.L | Reportage TF1 : Vincent Capus, Christine Guérard

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