Depuis janvier, la facture moyenne chez le garagiste a grimpé de 5 à 6%.
Il existe un moyen de payer moins cher en utilisant des pièces détachées d'occasion.
Pourtant, seules 3% des réparations en utilisent.

Notre feu arrière est cassé. Nous avons pris rendez-vous dans un garage pour essayer de le remplacer par une pièce d'occasion. Depuis 3 ans, la loi oblige les garagistes à vous proposer de la seconde main pour certaines pièces, comme les phares. Florence Bourreau, responsable carrosserie du plateau (Guyancourt) a l'habitude de se fournir dans une casse auto. Coup de chance ce jour-là, un phare est disponible et proposé à 156 euros. Florence appelle pour seconde fois, cette fois, pour un phare neuf qui coûte environ 500 euros. L'occasion est donc 300 euros moins chers, et ce, pour la même qualité nous assure Florence. Elle nous en donne la preuve avec un rétroviseur qu'elle vient d'installer.

Alors pourquoi l'occasion ne concerne que 3% des pièces utilisées lors de réparations ? Difficile de trouver des pièces de seconde main, répond Franck Groult, directeur du Garage AD à Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a pris l'exemple d'un bras à suspension. "Il y a l'offre et la demande. Il y a assez peu de pièces d'occasion sur le marché", poursuit-il. Et puis, il y a la réticence de certains automobilistes. La peur d'avoir de la mauvaise qualité. Pourtant, remettre à neuf des pièces, c'est un travail encadré certifié par les fabricants.

À Saint-Jean-Bonnefonds (Loire), l'atelier Laurent RPI Rénovation est plus proche du laboratoire que de la casse auto. Ils nous assurent ne pas avoir de problèmes d'approvisionnement. Et pour cause, selon le patron Jean-Michel Guarneri, "à chaque fois qu'un garagiste nous achète une pièce, il nous retourne la pièce qu'il a démonté qui nous sert à refaire de nouvelles pièces". Pour que le reconditionnement se développe, il faudrait plus d'entreprises comme celle-ci. Elles ne sont que 200 en France.

TF1 | Reportage T. Jarrion, D. Pire, L. Romanens


La rédaction de TF1info

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