Avec la grève des contrôleurs de train qui débute ce jeudi 15 février dans la soirée, les usagers se ruent sur d’autres moyens de transports comme le car ou le covoiturage.
BlaBlaCar constate que les réservations de bus "ont plus que doublé" entre mardi et mercredi, surtout dans l’ouest et le nord de la France.
La plateforme FlixBus a, elle aussi, enregistré une hausse de 20% de réservations.

Pour éviter les galères en gare et prévenir d’éventuelles annulations de train, les usagers se précipitent sur les bus. En raison d’un mouvement social des contrôleurs, seul un train sur deux circulera vendredi, samedi et dimanche, en plein week-end des vacances scolaires. Alors faute de train, de nombreux voyageurs optent pour d’autres alternatives. 

Contactée par TF1, la compagnie d'autocars FlixBus témoigne de cette ruée sur les places de bus. Dès l’annonce de la grève SNCF, la connexion à la plateforme de réservation en ligne "a augmenté de 20% par rapport à la même période", rapporte Charles Billiard, porte-parole de l'entreprise, "une augmentation assez comparable à celle observée lors de la grève des trains de Noël 2022", note-t-il.

Dans le détail, la compagnie observe une hausse "d'environ 15% des réservations pour le week-end à venir," principalement vers la Bretagne, la Normandie, l’axe Méditerranée, le nord-est de la France et la région Auvergne Rhône-Alpes. "Sur ces lignes, nous arrivons à plus de 70% de taux de remplissage", a également indiqué un représentant FlixBus à BFMBusiness.  Malgré tout, "nous ne relevons pas une hausse spectaculaire vers les Alpes, comme les trains sont en grande partie maintenus", précise Charles Billiard. 

Pour BlaBlaCar, les réservations "ont plus que doublé"

Le constat est similaire du côté de BlaBlaCar. La plateforme indique enregistrer une "explosion de la demande de covoiturage et de bus". Le nombre de réservations pour les cars de l'entreprise "a plus que doublé - plus 110% - entre mardi et mercredi 14 février, et les recherches de covoiturage augmentent rapidement", déclare un communiqué que TF1 s'est procuré. Pour les bus, la hausse est particulièrement importante sur les axes les plus affectés par la grève, soit les routes reliant Paris à Rennes, Bordeaux, Lyon, Nantes, et Lille.

Le constat est similaire du côté de BlaBlaCar. La plateforme indique enregistrer une "explosion de la demande de covoiturage et de bus". Le nombre de réservations pour les cars de l'entreprise "a plus que doublé - plus 110% - entre mardi et mercredi 14 février, et les recherches de covoiturage augmentent rapidement", déclare un communiqué que TF1 s'est procuré. Pour les bus, la hausse est particulièrement importante sur les axes les plus affectés par la grève, soit les routes reliant Paris à Rennes, Bordeaux, Lyon, Nantes, et Lille.

En ce qui concerne le covoiturage, "le réflexe Blablacar est extrêmement présent en France", estimait Frédéric Mazzella, le président fondateur de l’entreprise, sur Franceinfo ce jeudi matin. Ainsi, Nicolas Brusson, directeur général de BlaBlaCar, a lancé un appel aux conducteurs qui voyageront avec des places libres dans leur voiture, pour aider des passagers à la recherche d’une solution pour ce week-end de chassé-croisé : "Si vous hésitiez encore, c’est le moment de se mettre au covoiturage et de permettre à plein de voyageurs de rentrer ou partir en vacances."

Plus d'embouteillages "anticipés" et des tarifs plus élevés

D’après le communiqué de BlaBlaCar, la circulation de ses bus ne sera "pas perturbée par la grève, et son réseau pourrait même être renforcé". En effet, pour répondre à l’afflux de vacanciers, BlaBlaCar a prévu de mobiliser "une dizaine de bus supplémentaires", a assuré Frédéric Mazzella.

Pour sa part, FlixBus n'a "a priori pas prévu de mettre en place plus de bus que ceux déjà planifiés", souligne Charles Billiard. "Dans un délai aussi court, on peut augmenter la fréquence par deux ou trois bus en plus, mais nous n'avons pas les moyens logistiques nécessaires pour s'ajuster aussi rapidement et mobiliser davantage de car ou de chauffeurs", explique-t-il. 

Le porte-parole de FlixBus est également plus prudent quant aux potentiels embouteillages au départ des gares routières. "Vu la période, on a anticipé en amont qu'il y aura des embouteillages sur certains axes, notamment en périphérie de Paris, Lyon, Grenoble, et autour de Bordeaux. Ce sera forcément plus long d'effectuer certains trajets, et ces temps rallongés sont prévus dans nos plannings ainsi que dans les durées indiquées sur notre site de réservation." 

Mais qui dit explosion des réservations des bus, dit aussi explosion des prix. Les cars FlixBus sont basés sur un système de prix "qui fluctuent en fonction de la demande et de la période", explique Charles Billiard. Donc, quand un trajet est très prisé des clients, la note devient vite salée. "Ce jeudi matin, les dernières places pour un bus Paris-Nantes se sont vendues à 99 euros. La moyenne du prix des places pour ce car était de 35 euros", décrit-il. En basse saison, c'est un trajet qui coûte plutôt entre 15 et 25 euros. 


Louise HUET

Tout
TF1 Info