VIDÉO - Accidents de la route : de plus en plus de "dashcams" derrière le pare-brise des Français

par N.K | Reportage TF1 Patrick Ninine, Marc Kouho, Julien Bervillé, William Wuillemin, Baptiste Sisco
Publié le 4 janvier 2024 à 9h00, mis à jour le 4 janvier 2024 à 10h01

Source : JT 20h Semaine

Les dashcams, ces petites caméras embarquées à bord des véhicules, sont plébiscitées par de plus en plus d'automobilistes en France.
Depuis deux ans, les ventes explosent.
Le 20H de TF1 se penche sur ce phénomène.

Le fièvre dashcam débarque en France. Depuis deux ans, les ventes de ces petites caméras embarquées à bord des voitures explosent. Les premières sont apparues en Europe de l'Est, où elles sont très répandues pour filmer les accidents, mais aussi les agressions en pleine rue. Au Royaume-Uni, elles permettent même de dénoncer des chauffards.

En France, les automobilistes plébiscitent de plus en plus ces caméras miniatures qui permettent notamment de filmer les accidents de la route dont ils pourraient être victimes ou témoins. 

Des appareils vendus entre 80 et 350 euros

Laurent Gilles, un conducteur que rencontre notre équipe dans le reportage du 20H en tête de cet article, fait justement partie des détenteurs d'une dashcam qui ont été témoins d'un accident. Les images capturées au moment de la violente embardée d'un véhicule lui ont d'ailleurs permis de contredire l'automobiliste accidenté qui l'accusait de lui avoir coupé la route. "Les gendarmes ont pris la vidéo et ils m'ont laissé partir tranquillement", explique-t-il.

Comme lui, les automobilistes sont de plus en plus nombreux à équiper leur véhicule d'une caméra embarquée. Antony de Sousa, responsable d'un magasin Norauto à Saint-Priest (Rhône), parle même d'une augmentation des ventes de "230% depuis l'année dernière". Au rayon dashcams de sa boutique, il y en a pour tous les budgets. "On va débuter dans les 80 euros et on peut monter jusqu'à 300, 350 euros", explique Antony de Sousa, qui indique que ces caméras peuvent "enregistrer à partir du moment où il y a un choc sur le véhicule, même à l'arrêt"

Mais si ces dashcams sont légales, sont-elles pour autant reconnues par les compagnies d'assurance en cas d'accident ? "C'est autorisé, mais vraiment à usage privé", souligne Cédric Ménager, directeur général du site LesFurets.com, avant de préciser : "Cela va avoir une utilité, notamment pour pouvoir donner un élément de preuve au niveau de la justice, mais le tribunal n'est pas obligé de reconnaître et de prendre en compte cet élément." 

Des caméras pour assurer la sécurité des chauffeurs

Pour d'autres conducteurs, les dashcams ont une tout autre utilité que filmer des accidents de la route afin de lever d'éventuels doutes : la sécurité. Certains chauffeurs de taxis ou VTC ont déjà subi des agressions de leurs clients, comme ce taxi lillois qui a été attaqué au volant par des clients pour son argent. Une agression qui a été filmée par sa dashcam et qui a été vue deux millions de fois sur les réseaux sociaux. C'est d'ailleurs grâce à cette caméra embarquée que les agresseurs du chauffeur ont pu être arrêtés et condamnés. 

Abdelkhader Djermoun, un chauffeur Uber qui témoigne dans notre reportage, a lui aussi été victime de ce genre d'agression. Mais depuis qu'il a installé une dashcam dans son véhicule, il se sent davantage en sécurité. "Ça dissuade énormément les personnes mal intentionnées", affirme-t-il. Sur l'une des portières de sa voiture, se trouve un petit autocollant qui signale la présence d'une caméra à bord. Convaincue de l'efficacité de ces caméras, sa société de VTC propose désormais de financer leur installation à hauteur de 50%, pour la sécurité des chauffeurs et de leurs clients.


N.K | Reportage TF1 Patrick Ninine, Marc Kouho, Julien Bervillé, William Wuillemin, Baptiste Sisco

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