Grève des taxis : de Paris à Toulouse, les images et les raisons de leur mobilisation

par La rédaction de TF1info | Reportage Henri Dreyfus, Noëlle Ly
Publié le 4 mars 2024 à 14h10

Source : JT 13h Semaine

À Toulouse, Paris, Nîmes ou encore Bordeaux, les taxis mènent une nouvelle journée de mobilisation ce lundi.
Des opérations escargot sont notamment organisées aux abords des aéroports.
Le JT de TF1 vous montre les images et vous explique les raisons de leur colère.

L'opération escargot menée sur le périphérique parisien que montre le reportage de TF1 ci-dessus était toujours en cours à la mi-journée. À la clé, une circulation ralentie... mais des automobilistes plutôt compréhensifs. "Bon, là, c'est un peu le bordel, mais ils ont raison", estime un conducteur face à notre caméra. "Ils emmerdent tous les citoyens, mais c'est le gouvernement qu'il faut emmerder", nuance un autre.

Un peu partout en France ce lundi, des taxis roulent ainsi au pas pour exprimer leur colère. Selon Ludivine, c'est le seul moyen d'être entendu par le gouvernement. "On a vu qu'avec les agriculteurs, il avait plié. On s'est dit que nous aussi", lance-t-elle derrière son volant.

C'est leur cinquième mobilisation en seulement trois mois, comme à Toulouse, où environ 150 véhicules filtrent l'accès à l'aéroport et provoquent une belle pagaille parmi les voyageurs. "Je vais courir pour attraper mon avion", lance un homme essoufflé qui n'avait visiblement pas prévu ce mouvement.

Dans le collimateur de ces chauffeurs de taxi, la réforme du transport sanitaire par l'Assurance maladie, qui leur fait craindre une baisse des revenus.  "Ils veulent que pour trois à quatre personnes dans la voiture, on ne soit payés qu'un voyage, explique une professionnelle. ( ) On n'aura qu'une personne de payée pour les quatre personnes qu'on transporte, impossible." Selon eux, l'Assurance maladie cherche à faire des économies sur leur dos. 

Autre source d'exaspération, une concurrence des VTC jugée déloyale. Notamment leur stationnement entre deux courses. "Un VTC est commandé sur une application, il fait sa course, ce qui est tout à fait logique, pointe un chauffeur de taxi. Mais des fois, il racole ou il reste à 200 mètres d'une gare ou d'un aéroport. Ça, ce n'est pas normal. Il doit retourner normalement soit chez lui, soit à son point de départ".

Tant que ces chauffeurs de taxi ne sont pas entendus par le gouvernement, ils sont bien décidés à multiplier les actions. 


La rédaction de TF1info | Reportage Henri Dreyfus, Noëlle Ly

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