La SNCF vient de proposer une prime de 95 euros bruts par jour pour les cheminots qui travailleront pendant l’événement.
Est-ce que ce sera suffisant pour qu’il n’y ait pas de grève cet été pendant les Jeux olympiques et paralympiques ?

Éviter une nouvelle grève quel qu’en soit le prix. La SNCF propose jusqu’à 1900 euros de primes exceptionnelles pour les cheminots mobilisés pendant les JO, une période pendant laquelle la compagnie s’attend à un surcroît d’activité. En gare ce jeudi matin, les voyageurs se questionnent : est-ce vraiment mérité ? "C'est tout à fait normal, parce qu'ils vont travailler un peu plus", estime une passante. "Peut-être que la moitié aurait suffi", calcule un usager.

L’addition, la voici : 50.000 cheminots selon la SCNF, uniquement des agents de terrain, comme les conducteurs, les contrôleurs ou encore les aiguilleurs. Parmi eux, 30.000 sont en IDF, où ont lieu une majorité des épreuves. En revanche, 20 000 travaillent en région, dans les huit autres villes qui n’accueillent pourtant que quelques disciplines.

Le calcul risque ainsi de virer au casse-tête. Y aura-t-il des demandes excessives de prime ? À Clermont-Ferrand, par exemple, aucune épreuve, mais certains TER ici vont à Lyon. Lyon accueillant quelques matchs de foot, un conducteur de cette ligne aura-t-il droit à cette récompense ? Des subtilités que la SNCF devra éclaircir.

Les syndicats ont treize jours pour valider ou non cette proposition de primes exceptionnelles. Reste une question : qui va les financer alors que la compagnie ferroviaire est déjà très endettée ? "Malgré l'endettement de la SNCF qui se trouve au niveau du réseau, l'activité voyageurs est bénéficiaire, donc elle est en mesure de financer ces primes à travers sa marge", estime Maria Lee, experte transports. 

 


La rédaction de TF1info | Reportage Valentin Dépret, Colyne Emeriau

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