La Prévention routière milite pour un abaissement à 30 km/h de la vitesse maximale en ville.
Son argument : un piéton percuté aurait largement moins de risque de décéder qu'à 50 km/h.
Dans les rues, les avis sont toutefois partagés sur la mesure.

À Bègles, en Gironde, rouler doucement est la règle. Depuis cinq ans, la vitesse maximale est limitée à 30 km/h sur la plupart des axes. Les habitants ont plutôt bien accueilli la nouvelle limitation. "Il y a quand même beaucoup de piétons. En plus, les rues sont étroites", déclare un automobiliste, interrogé dans la vidéo en tête de cet article. 

Même si certains commencent à trouver le temps un peu long au feu rouge ce jour-là. "Je travaille à domicile. Parfois, ça me met un peu en retard", explique une femme au volant de sa voiture.  Cependant, quand on y regarde de plus près, la vitesse est loin d'être respectée. 

"Les gens roulent très vite ! Ils ne respectent pas [la limitation]. Donc, ça ne sert à rien", estime une habitante, dans le reportage. "Parfois, vous traversez un passage clouté et vous devez faire marche arrière, parce que la personne roule trop vite", raconte un autre riverain, au micro de TF1. 

Les chances de décès sont très importantes lorsque la voiture est à 50 km/h
Christophe Ramond, porte-parole de l'association "Prévention routière"

La Prévention routière a lancé ce jeudi une pétition pour demander la généralisation de l'abaissement à 30 km/h de la vitesse maximale en ville. En cas d'accident impliquant un piéton, "les risques de décès sont très importants lorsque la voiture est à 50 km/h. On est autour de 80% de chances de mourir contre 20% en roulant à 30 km/h", explique Christophe Ramond, porte-parole de l'association, dans le reportage en tête de cet article.

Du côté des taxis, la mesure fait grincer des dents. Avec une vitesse limitée à 30 km/h, "on fait beaucoup moins de courses dans une journée", résume un chauffeur.


M.D. Tristan Vartanian et François Rébeu.

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