VIDÉO - "Les routes sont pulvérisées" : de plus en plus de nids-de-poule, partout en France

par A. Lo. | Reportage vidéo : Pierre Gallaccio, Christophe Moutot
Publié le 3 mars 2024 à 7h00

Source : JT 20h WE

Partout en France, l'état des routes nationales et départementales se dégradent.
Pourtant, la présence de nids-de-poule peut mettre en danger les cyclistes comme les motards.
Ils peuvent aussi causer des dégâts coûteux aux voitures.

Un nid-de-poule géant sur une route de région parisienne ? Cette crainte pourrait devenir réalité, tant l'état des routes se dégrade, et ce, partout en France. En attendant, les automobilistes n'ont qu'une seule possibilité : éviter les trous. "Il y en a trop, effectivement. Les routes sont pulvérisées, c'est un peu partout", constate un automobiliste dans le reportage TF1 en tête de cet article, tandis qu'un autre appelle à la vigilance : "Il y en a encore d'autres sur la route. Derrière, il y en a des pas mal, il y a des moments, on est vraiment obligé de freiner assez fort."

Entre 600 et 1000 euros de réparations

Les nids-de-poule sont particulièrement dangereux pour les cyclistes et les motards. Ils se forment suite à une fissure sur la route. L'eau de pluie va s'infiltrer sous l'asphalte. Avec le froid, celui-ci peut gonfler puis éclater au passage d'une voiture, laissant une cavité au milieu de la chaussée.

Selon Khaled Boullad, dépanneur en Ile-de-France, la situation ne fait qu'empirer. Or, les factures de réparation peuvent être lourdes pour les automobilistes. "Ça peut se chiffrer facilement à 600 euros, voir 1000 euros. Parce que parfois, il y a des pièces qui sont liées. Donc quand on remplace un côté, on est obligé de remplacer aussi l'autre côté", souligne-t-il.

Selon un rapport de la Cour des comptes datant de 2022, 53% des routes de France nécessitent des travaux d'entretien. Pour Zaïnil Nizaraly, secrétaire général Force ouvrière de la Fédération de l'équipement, des transports et des services, les problèmes sont connus, mais les agents manquent pour pallier le problème. "En 2014, on était 1250 agents et en 2022, 941. Alors 2024, on est encore un peu moins", souligne-t-il. Par conséquent, "la facilité est de traiter uniquement en surface, dans l'urgence, et très rapidement, ça se dégrade à nouveau", déplore-t-il. Pourtant, le budget d'entretien des routes est en hausse. La faute à l'inflation, car le nombre de chantiers a stagné, ces dernières années.


A. Lo. | Reportage vidéo : Pierre Gallaccio, Christophe Moutot

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