Le Parlement européen veut mettre fin aux bagages cabine payants quand on prend l'avion.
Dans la pratique, aujourd'hui, chaque compagnie applique ses propres tarifs et sa propre réglementation.
TF1 vous explique ce qui pourrait changer.

À l'aéroport, l'enregistrement des bagages à main est souvent un casse-tête pour les passagers. Font-ils les bonnes dimensions ou le bon poids ? Sont-ils gratuits ou payants ? Il est difficile de s'y retrouver. Interrogés par TF1 à l'aéroport de Marseille, beaucoup se sentent perdus. "Je ne savais pas que j'avais le droit à 15 kg dans mon petit sac à dos", lance par exemple une jeune fille dans la vidéo en tête de cet article. Tandis que pour une touriste américaine, le bagage cabine payant, c'est une mauvaise surprise européenne. "Je suis des États-Unis, et ce n'est pas nécessaire pour moi de payer les valises", dit-elle. 

L'UE veut une règle unique

C'est Ryanair qui a décidé de rendre payants les bagages cabine en 2018, et depuis la plupart des compagnies aériennes, notamment low cost, lui ont emboité le pas. Un seul bagage est en général inclus dans le prix du billet, avec des exigences précises pour les dimensions et le poids qui diffèrent selon les compagnies. Cela crée donc certaines confusions et augmentent le risque de payer des frais supplémentaires imprévus.

Voilà pourquoi le Parlement européen demande à la Commission de supprimer les frais supplémentaires sur les bagages cabine et d'instaurer une règle unique pour leur poids et leur dimension. "Ce serait beaucoup mieux d'harmoniser", confie une voyageuse. "Maintenant, la moindre chose est payante. On a des billets moins chers, mais au final, on se retrouve au même prix", ajoute une retraitée.

Il faut dire que les bagages cabine payants rapportent gros. Selon nos calculs, ce sont au minimum 600 millions d'euros sur une année pour une seule compagnie qui facture dix euros par bagage à main. S'ils deviennent gratuits, il faudra compenser. "Ils vont devoir se rattraper autre part, soit en augmentant les prix du billet, soit en proposant de nouveaux services qu'ils factureront plus cher aux voyageurs", confirme Maria Lee, experte transports chez "Sia Partners".

Si les nouvelles règles entrent en vigueur l'an prochain, il faudra donc rester vigilant. Le Parlement européen souhaite d'ailleurs s'attaquer à d'autres coûts cachés comme les frais liés à l'attribution des sièges dans l'avion.


V. F | Reportage TF1 Matthieu Perrot et Frédéric Miara

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