Le 20h

Trains Paris-Normandie supprimés à partir de lundi : la colère des usagers

Léa Tintillier | ReportageTF1 Anaïs Lebranchu
Publié le 24 mars 2022 à 10h32
JT Perso

Source : TF1 Info

La fréquentation de certains trains Paris-Normandie ne dépasse pas les 20%.
Par conséquent, la région et la SNCF ont décidé de supprimer 19 trains dès ce lundi 28 mars.
Les voyageurs sont en colère.

À l’heure où les prix des carburants atteignent des niveaux record, le train est plus que jamais utile à de nombreux voyageurs. Paradoxalement, la région Normandie et la SNCF prévoient de supprimer 19 trains sur leurs deux principales lignes, Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg, dès ce lundi 28 mars. Aujourd'hui, 120 trains circulent quotidiennement sur ces axes. 

Cela concerne des trains qui circulaient en semaine et en heures creuses. Avec la crise sanitaire et le télétravail, les trains normands ont perdu un quart de leurs passagers en deux ans. Parfois, les taux de remplissage ne dépassent pas les 20%. Cette baisse de fréquentation coûterait trop cher, selon le vice-président de la région. "La bonne gestion de l’argent public nous incite à attendre qu’au minimum, on fasse circuler les trains avec 40% de remplissage", explique Jean-Baptiste Gastinne dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article.

"C’est très pénalisant"

Pour les associations de voyageurs, la suppression d’une vingtaine de trains en Normandie est une décision précipitée. "La reprise est là, les gens reviennent dans le train, on le voit tous les jours. Toutes les associations en témoignent. D’ailleurs, les premiers chiffres de début 2022 l’attestent donc on pense sincèrement que c’est vraiment une décision qui est à contre-sens de ce qu’il se passe actuellement", affirme Pierre Dumont, président de l’association des voyageurs de Paris-Cherbourg. 

Pour les clients de la SNCF, la nouvelle est regrettable. "Moi, personnellement, j’en ai besoin. Dès que je dois me déplacer, ça peut être n’importe quel jour à n’importe quel moment de la journée, donc c’est très pénalisant", témoigne une cliente. "L’abonnement est à 62 euros par mois donc ça revient beaucoup moins cher qu’un plein d’essence au mois et à la journée. Du coup, même en ayant le permis, je choisirai le train", ajoute une autre. Selon la région, si la fréquentation des lignes augmente, les trains supprimés pourraient être remis en circulation. 


Léa Tintillier | ReportageTF1 Anaïs Lebranchu

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