VIDÉO - Grèves SNCF : pourquoi c'est toujours pendant les vacances ?

par V. F | Reportage TF1 : Léonard Attal et Noé Gandillot
Publié le 16 février 2024 à 20h56, mis à jour le 17 février 2024 à 9h33

Source : TF1 Info

"150.000 Français ne vont pas pouvoir partir" en raison de la grève des contrôleurs de la SNCF, a concédé ce vendredi le patron de SNCF Voyageurs.
Des usagers qui sont très en colère, d'autant que ce type de grève est loin d'être inédit.
Faire grève pendant les vacances scolaires relève même d'une stratégie parfaitement assumée par les syndicats.

Pour comprendre la stratégie des grévistes de la SNCF, il faut jeter un œil au calendrier et aux dates des vacances scolaires. En 2022, déjà, la grève le week-end de Noël a laissé 200.000 personnes à quai. Pas plus tard qu'il y a deux mois, nouvelle menace de grève pour les départs pendant les fêtes, évitée de justesse par un accord salarial. Mais alors, pourquoi cibler les vacances scolaires ? 

Un coût de 60 millions d'euros pour la SNCF

C'est sans aucun doute le meilleur moment pour avoir l'oreille de la direction. Ainsi, ce week-end, la grève pourrait coûter 60 millions d'euros à la SNCF et 150.000 voyageurs seront touchés, selon SNCF Voyageurs. "On a un petit groupe de 4000 personnes environ qui vont empoisonner la vie du million de voyageurs que la SNCF attend dans ces trois jours de week-end, vendredi, samedi et dimanche", déplore Michel Quidort, vice-président de la fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT). 

Alors, cette stratégie impopulaire est-elle payante ?  "On voit que tous les ans, nous avons des grèves et les grévistes obtiennent des augmentations. Donc les grèves fonctionnent", admet Maria Lee, consultante transports chez Sia Partners. Il y a eu en effet 400 euros de primes versées en décembre dernier pour éviter les perturbations à Noël, puis à nouveau 400 euros il y a quelques jours. Selon la SNCF, la rémunération des cheminots a augmenté de 20% en trois ans. 

Mais les revendications sont encore nombreuses. Du coup, dans les prochaines semaines, avec les Jeux Olympiques, va-t-on vers une année noire dans les gares ? Selon Julien Troccaz, cheminot et secrétaire général de Sud-Rail, "la colère ne va pas disparaître". "Donc soit on y répond très rapidement, soit évidemment il y aura des suites et on est prêt à tout et on s'interdit rien", affirme-t-il.

Après les contrôleurs, les aiguilleurs ont à leur tour déposé un préavis de grève pour le week-end prochain.


V. F | Reportage TF1 : Léonard Attal et Noé Gandillot

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