Pour réduire les embouteillages et la pollution, de nombreuses agglomérations s'apprêtent à développer leur réseau RER.
En dehors de Paris, un seul a pour l'instant vu le jour à Strasbourg cette année, et sa mise en place n'est pas simple.
Malgré tout, les candidats ne manquent pas.

Le RER de Strasbourg a été lancé il y a six mois. En apparence, rien ne le différencie d'un TER. La promesse était simple : un train toutes les quinze minutes aux heures de pointe. Mais le constat des usagers est sévère. Nombre d'entre eux dénoncent de nombreuses suppressions de trains, mais aussi de petites gares qui ne sont désormais plus desservies. Au point, pour certains, de se tourner dorénavant vers la voiture.

Pas encore assez de trains

Un comble, alors que le dispositif vise à réduire le nombre de déplacements en voiture. Au quotidien, certains peinent à voir le changement avec le réseau précédent. "C'est toujours le même train, toujours les mêmes horaires", constate un usager. En tout, 640 trains supplémentaires ont été ajoutés sur les 870 promis.

La SNCF admet tout de même "une sous-estimation de l'ampleur et de la complexité du projet", à cause d'un manque de conducteurs et de matériel. Mais cela ne décourage pas les autres métropoles de se porter candidates. Dix d'entre elles veulent avoir leurs propres RER. Un coût total de 17 milliards d'euros, selon les chiffres du Conseil d'Orientation des Infrastructures. Une somme colossale.

La suite de ce reportage est à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. 


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo : Sehla Bougriou, Frédéric Delpech, Marion Fiat

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