Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Ceux qui ont démissionné avant le confinement vont pouvoir toucher l'assurance chômage

La rédaction de LCI
Publié le 9 avril 2020 à 11h26, mis à jour le 9 avril 2020 à 15h00
JT Perso

Source : La Matinale LCI

EMPLOI - Les salariés ayant démissionné juste avant le confinement lié au coronavirus parce qu'ils avaient une promesse d'emploi pourront bénéficier de l'assurance chômage. C'est ce qu'a annoncé Muriel Pénicaudn ministre du Travail jeudi.

Une nouvelle aide du gouvernement, vis-à-vis des travailleurs : Muriel Pénicaud a déclaré ce jeudi que les salariés ayant démissionné juste avant le confinement lié au coronavirus parce qu'ils avaient une promesse d'emploi pourront bénéficier de l'assurance chômage.

Les salariés qui démissionnent ne touchent en effet normalement aucune aide. Mais la crise du coronavirus et les mesures liées au confinement ont pu les mettre dans une situation compliquée.  "C'était un trou dans la raquette qui nous a été remonté du terrain. Ceux qui avaient démissionné peu de temps avant le confinement, avant le 17 mars, et qui avaient une promesse d'embauche, en CDI, en CDD, se retrouvaient souvent entre deux chaises et franchement pénalisés", a dit la ministre du Travail sur RMC et BFMTV. "Avec Pôle emploi et l'Unedic, j'ai décidé que nous les prendrions en compte au titre du chômage".

Il s'agit de personnes dont le "nouvel employeur a mis fin au contrat dans un délai de 65 jours à compter du 1er mars" ou dont l'"embauche effective n'a pas pu avoir lieu, mais la personne dispose d'une promesse d'embauche ou, à défaut, d'une attestation de son employeur justifiant le report de l'embauche", a précisé le ministère du Travail.

Un coût de plus de 20 milliards d'euros pour le chômage partiel

La ministre a par ailleurs actualisé le chiffre, en constante progression, des salariés pour lesquels leur entreprise a demandé le chômage partiel : ils sont désormais 6,9 millions, un nouveau record, sur près de 20 millions de salariés du privé. Au total, 628.000 entreprises ont recouru à ce dispositif. Pour rappel, le dispositif du chômage partiel permet au salarié d'être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net.

Le coût, partagé entre l'Etat et l'Unedic, l'organisme qui gère l'assurance chômage, "sera très important, de plus de 20 milliards d'euros", a précisé Muriel Pénicaud. Mais pour la ministre, c’est "un investissement qui vaut la peine" car il évite des licenciements massifs. Elle a rappelé que lors de la crise de 2008, ce dispositif n'avait pas été autant développé par le gouvernement de l'époque et "700.000 personnes ont perdu leur emploi.   

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Interrogée sur le fait de savoir si le gouvernement envisageait d'interdire le licenciement, comme le réclament des syndicats, elle a expliqué que "l'histoire a prouvé que ça ne marche pas du tout, sinon ça devient vite un refus d'embaucher" de l'employeur.

 La ministre a également indiqué que le gouvernement réfléchissait à améliorer l'indemnisation des indépendants, qui peuvent actuellement déjà recourir au fonds de solidarité. "On envisage d'aller au-delà des 1.500 euros d'indemnités pour eux parce que pour certains, c'est très difficile".  "Aujourd'hui,  1.500 euros sont acquis de droit (dans le cadre du fonds, ndlr) si vous avez une perte de chiffre d'affaires de 50%, et puis il peut y avoir 2.000 euros en plus, mais ces critères là sont à l'étude pour voir si on peut les améliorer".


La rédaction de LCI

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