"Trois bonnes décisions par jour et pas de réunions avant 10 heures" : les conseils du patron d’Amazon pour réussir

La rédaction de LCI
Publié le 18 septembre 2018 à 13h03
"Trois bonnes décisions par jour et pas de réunions avant 10 heures" : les conseils du patron d’Amazon pour réussir

Source : AFP

BUZZ - Jeff Bezos, le patron d’Amazon, a donné quelques leçons de management. Venant de l’homme le plus riche du monde, autant dire que la leçon a été écoutée.

C’est le patron d’Amazon. Il est devenu en 2017 l’homme le plus riche du monde. Alors, quand il donne un conseil de management, autant dire qu’il est écouté. Et la semaine dernière, invité par l’Economic Club de Washington, Jeff Bezos a partagé sa manière de voir le management.  

Et ça intéressait : sa petite leçon, dans laquelle il a balayé tous les sujets, de son histoire personnelle à son entreprise, a été suivie sur place par plus de 1.500 personnes. Mais le patron a aussi laissé percer une petite partie de l'homme qu'il est en se confiant sur ses habitudes de vie et de travail.

A entendre Jeff Bezos, son rythme de vie est particulièrement cadré.  Il a ainsi livré les détails de sa "morning routine", dont le rythme n’est pas sans rappeler celui des adeptes du "Miracle morning", cette méthode qui vante les bienfaits du lever matinal, pour se consacrer du temps et se préparer à une journée bien remplie. "Je me couche tôt, je me lève tôt, j'aime bien prendre mon temps le matin", a-t-il expliqué, sans donner les horaires précis. Ce qui lui permet de lire le journal, de prendre un café et partager le petit-déjeuner avec ses enfants. 

L’homme confesse dormir au moins 8 heures par nuit. Et autant de temps consacré au sommeil, et donc à de l’inactivité, n’est pas pour lui contre-productif, bien au contraire : "Je pense mieux, j’ai plus d’énergie, mon humeur est meilleure", dit-il.  C’est un choix assumé : car, selon lui, si dormir moins – et donc travailler plus - permettrait de prendre plus de décisions, d’abattre plus de travail cela n'en vaudrait pas le coup. "Si je prends trois bonnes décisions par jour, cela suffit", assène-t-il, sûr de lui.

Du bon rythme des réunions et des bonnes décisions

Au travail, les réunions importantes, qu’il appelle "à haut QI", sont programmées le matin. Toujours avant le déjeuner, mais jamais avant 10 heures du matin. De la même manière, les décisions les plus importantes sont prises avant 17 heures. 

Le patron de l’entreprise qui a dépassé le cap des 1.000 milliards de dollars en bourse assure également n’être absolument pas obsédé par les cours de Wall Street.  Bien au contraire, il enjoint à prendre ces distances avec ces données volatiles. "Quand le cours monte de 30 % en un mois, je ne me sens pas 30 % plus intelligent", note-t-il. "Sinon, quand cela chute de 30%, on devient fou. Il ne faut jamais passer du temps à penser au cours de bourse du jour. Je n'y consacre aucun temps". 

Ce détachement, ce rythme de vie, monacal, serait donc les conditions de la réussite de l’homme devenu le plus riche du monde. Là encore, ce n’était, assure-t-il, pas son but. Et il préférerait qu’on se souvienne de lui pour son côté "inventeur" ou "entrepreneur" que pour sa réussite financière.

ARCHIVES - Quand Trump se paie à BezosSource : Sujet JT LCI
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L’homme est-il visionnaire ? Quoi qu’il en soit, cette recette semble mieux marcher que celle d’Elon Musk, autre emblématique milliardaire américain. En août, le patron de Tesla et SpaceX avait confié au New York Times  être surmené : il travaillait 120 heures par semaine, disait prendre un sédatif  pour dormir et voir de moins en moins ses enfants et ses amis. Les confidences avaient d’ailleurs provoqué le plongeon de l'action du constructeur de véhicules électriques haut de gamme.

Jeff Bezos, lui, continue à mener sa barque. Et, à l’instar d’un Bill Gates, veut dorénavant s’orienter vers la philanthropie. Il vient d’ailleurs d’annoncer la création d’un fonds, "Day One", doté pour l’instant de deux milliards de dollars, destiné à soutenir des associations d’aides aux sans-abris et à créer des écoles maternelles à but non lucratif pour les milieux modestes. 

Le projet est appelé Day one, le jour du commencement, "parce que c'est toujours le premier jour, et je travaille dur pour appliquer cet état d'esprit à tout ce que je fais", explique-t-il sur Twitter, enjoignant tout un chacun à participer à l'amélioration du monde, chacun avec ses capacités et son savoir-faire. "Avec tant de mesures importantes, le monde continue de s'améliorer et c'est l'un des aspects fantastiques de la nature humaine que nous, les humains, ne cessons jamais de chercher. Car Jeff Bezos confie encore vouloir tenter de répondre, à sa façon, à "de passionnantes questions" : "Où est le bien dans le monde et comment peut-on l’étendre, quelles sont les opportunités pour faire en sorte que les choses aillent mieux ?" 

La parole de Jeff Bezos, par ailleurs taxé de "pire patron du monde" par la Confédération internationale du travail en 2014, notamment pour les conditions de travail de ses employés à l'international, semble pourtant porter. Son tweet a été déjà partagé plus de 26.000 fois. 


La rédaction de LCI

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