Vos droits

S’énerver au travail ne constitue pas forcément un motif de licenciement pour "faute grave"

G.L. avec AFP
Publié le 3 juin 2021 à 7h00
Le poste de travail d'un salarié en télétravail

Le poste de travail d'un salarié en télétravail

Source : AFP

L'excès de nervosité d'un salarié, auteur de propos injurieux par exemple, reste inacceptable. Mais cela ne peut pas nécessairement servir d’argument de "faute grave" à son supérieur hiérarchique pour le licencier.

Sortir de ses gonds n'apporte rien de bon. Un humain qui sort de ses gonds et qui exerce une pression sur autrui pourrait commettre une faute. Mais la justice accorde des circonstances atténuantes dans certains cas.

L’affaire jugée par la Cour de cassation concerne un salarié licencié pour faute grave. Celui-ci a manifesté une vive colère envers son supérieur. Il a dû quitter l’entreprise, sans préavis ni indemnité. Le salarié s’est pourvu en cassation en produisant une attestation d’un psychiatre consulté pendant plusieurs mois. Stressé, au bord du "burn-out", le salarié subissait un harcèlement moral qui se traduisait par une surcharge de travail et une attitude humiliante de sa hiérarchie.

Lire aussi

On peut avoir des raisons de s’énerver

La Cour de cassation a retenu ces arguments. Elle affirme que le licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse. Elle a donc accordé des dommages-intérêts à l'intéressé, en plus des indemnités de licenciement. "La solution dépend des circonstances, mais en l'espèce, cette agression verbale résultait de l'état pathologique du salarié, lequel était la conséquence du harcèlement moral dont il était victime", ont observé les juges.


G.L. avec AFP

Tout
TF1 Info