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À la rencontre des derniers tisseurs de soie de l'Hexagone

Publié le 31 janvier 2021 à 20h35, mis à jour le 1 février 2021 à 0h15
JT Perso

Source : JT 20h WE

Chez nous, les tisseurs de soie sur vieux métiers se comptent à peine sur les doigts d'une main. Ils sont pourtant essentiels à la restauration de notre patrimoine historique. Un savoir-faire qui a survécu grâce à la ténacité d'une famille lyonnaise.

La chambre du roi à Versailles, il a fallu 23 ans pour restaurer ses étoffes en soie au fil d'or, centimètre par centimètre. Ce travail d'exception, on le doit aux derniers tisseurs de soie dans l'Hexagone, comme Johan. Sous ses doigts, des morceaux d'histoire reprennent vie. "C'est à la fois un honneur, un privilège. C'est un savoir-faire qui est relativement unique", fait-il part.

La manufacture lyonnaise Prelle, créée en 1752, a su résister aux sirènes de la délocalisation. L'atelier familial occupe les mêmes murs à Lyon depuis plus d'un siècle. Au premier étage, la pièce n'a pas changé. Johan Dampierre y travaille en tant que canut, un ouvrier tisserand. Ils ne sont plus que trois en France à connaître les secrets de ces anciens métiers Jacquard, commandés par des cartes perforées. "C'est vraiment très minutieux, il faut vraiment être très patient. On avance petit à petit. Si on fait 4 cm dans la journée, c'est une bonne journée", précise-t-il.

Guillaume Verzier, sixième génération à la tête de la manufacture, a grandi parmi les machines comme son père et son grand-père avant lui. Il ne voulait pas faire de l'endroit un musée, même s'il en tire aujourd'hui peu de bénéfice. "Fermer cette pièce sous prétexte de manque de rentabilité, si on n'arrive pas équilibrer au moins les comptes, quelque part, c'est renoncer à une partie de nous-mêmes. Donc ça, il n'en est pas question", déclare-t-il. Plus de détails dans la vidéo ci-dessus.


La rédaction TF1 Info

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