Emploi des seniors : qu'est-ce que le portage salarial, qui séduit de plus en plus ?

par La rédaction de TF1info | Reportage F. Chadeau, F. Mignard, I. Zabala
Publié le 4 avril 2023 à 8h55, mis à jour le 4 avril 2023 à 9h16

Source : JT 20h Semaine

Seulement 56% des seniors de 55 à 64 ans travaillent en France, moins que dans les autres pays d'Europe.
Pourtant, des dispositifs existent pour les accompagner.
Le 20H de TF1 détaille celui du portage salarial.

C'est l'une des solutions trouvées par certains seniors pour tenir jusqu’à la retraite : le portage salarial. Ainsi, depuis cet été, Aline Gâteau, 58 ans, est consultante en informatique. Après 30 ans de carrière dans la même entreprise, elle décide de bénéficier d’un plan de départ. "Mon poste était supprimé donc j'ai décidé de me porter volontaire. (...) En fait, ça n'a pas été si simple de retrouver du boulot", indique-t-elle au 20H de TF1, dans le reportage en tête de cet article. On ne lui propose alors que des missions temporaires sans CDI, mais elle ne veut pas se mettre à son compte.

Le nombre de contrats de portage augmente de 10% chaque année depuis trois ans

Alors pour conserver les avantages du statut de salarié tout en travaillant pour plusieurs entreprises, elle passe par une société de portage, laquelle "s'occupe de gérer pour [elle] tout ce qui est administratif". L'objectif de la cinquantenaire est désormais de tenir ainsi jusqu’à ses 66 ans et de partir avec une retraite à taux plein. 

Et pour l'entreprise, quel est l’intérêt ? Cette dernière "ne va pas être obligée d'embaucher en CDI sur une durée indéterminée. Elle va pouvoir prendre des compétences expérimentées. Et à la fin de son projet, le consultant va partir", résume Hubert Camus, vice-président de PEPS (Les entreprises du portage salarial).

Une solution qui semble plaire : le nombre de contrats de portage augmente de 10% chaque année depuis trois ans, et presque une personne sur deux a plus de 50 ans.

Michel Giraud, lui, est mécanicien au sein de La boîte à vélo, à Guéret (Creuse), et travaille depuis plus de vingt ans dans cet atelier de réparation de vélos. À 64 ans, il doit encore cotiser deux ans pour une retraite complète. "Je baisse vraiment physiquement. J'ai du mal à tenir la journée", explique-t-il au 20H de TF1, dans le reportage en tête de cet article.

Lui qui était gérant de son magasin a trouvé une autre solution : il l'a vendu à Hervé L’Huguenot et s’est fait embaucher comme salarié. Michel travaille désormais 35 heures par semaine au lieu du double quand il était patron. Et désormais, c'est le nouveau patron "qui a les prises de tête", s'amuse Michel. "Et moi je suis bien plus décontracté".

Pour Hervé, qui avait très peu d’expériences en mécanique, c’est un avantage, car "Michel me transmet son expérience tous les jours. Je suis en formation continuelle".


La rédaction de TF1info | Reportage F. Chadeau, F. Mignard, I. Zabala

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