Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Crise sanitaire : Romain a eu le nez creux en devenant pisciniste

L.T.
Publié le 4 juin 2021 à 13h15
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

RECONVERSION - Avant la crise sanitaire, Romain Courcelle était organisateur de soirées. Mais depuis, il est devenu pisciniste et a flairé le bon plan. Il n’oublie toutefois pas son ancienne activité qu’il souhaite reprendre dès que possible.

Alors qu’il était organisateur de soirées comblé par son métier, Romain Courcelle est devenu pisciniste il y a un an. Cette activité alimentaire - qu’il avait déjà exercée il y a une dizaine d’années - était destinée à combler l'effondrement de ses revenus à cause de la crise sanitaire. Cette solution d'urgence s'est révélée florissante. 

Réparations ou encore installations, les chantiers s’enchaînent. Il travaille jusqu’à 15 heures par jour. Nous l’avions rencontré à ses débuts et déjà les clients affluaient. "C’est une très bonne surprise, je ne vais pas dire que c’est une révélation de gagner autant mais je pense que quand on aime travailler, que ce qu’on fait c’est bien, ça paye et le résultat est là", affirmait-il l’année dernière. 

Revenus quatre fois plus importants

Aujourd’hui, il touche quatre fois plus que ce qu’il gagnait avec son ancien métier. Il a eu le nez creux car, avec la crise sanitaire, ses clients ne pouvant plus voyager ont investi dans les piscines. "Depuis le premier confinement, les piscines, c’est de la folie. Ce qui fait qu’aujourd’hui on n’arrive pas forcément à répondre à tout le monde tellement il y a un afflux de clientèle qui est incontrôlable", explique-t-il. 

Une réussite qui était loin d’être acquise quand son activité dans l’événementiel s’est stoppée net, il y a 18 mois. "Je n’aurais jamais pensé arrêter la communication pour la piscine, c’est la situation qui a fait que, mais c’est donc une remise en question de ma part et de mes activités", témoigne-t-il. "Il a pris ce virage à 360 degrés. Aujourd’hui, il travaille énormément mais on est heureux parce qu’au moins on sait qu’on a la sécurité matérielle et qu’on est beaucoup plus sereins", sourit sa femme. 

Envie d’organiser des soirées à nouveau

Alors qu’il ne pensait pas reprendre son ancien métier, Romain a finalement changé d’avis. "Je vais relancer la machine quoi qu’il arrive et je veux retrouver mon public pour pouvoir s’amuser et vivre comme avant", souhaite-t-il. Il a déjà repris contact avec certains anciens clients. Aujourd’hui, il a rendez-vous pour préparer la prochaine soirée mousse du village. 

"J’attends juste qu’on me dise OK et c’est parti. De toute façon tout est prêt, tout est révisé, tous les éclairages, tous les collaborateurs sont prêts à bondir et faire la fête", ajoute-t-il. Romain attend avec impatience l’autorisation du préfet qui devrait être donnée début juillet pour les évènements en plein air. 


L.T.

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