Quatre jours fériés, à savoir le 1ᵉʳ mai, le 8 mai, L'Ascension, et la Pentecôte, auront été célébrés au cours de ce mois.
Vous avez ou devrez peut-être travailler sur ces dates.
Voici dans quel cas vous pourrez être payé double.

Peut-être avez-vous travaillé le 1ᵉʳ mai. Si la fête du travail est l'unique jour obligatoirement chômé, certains services ou établissements ne peuvent en effet pas interrompre leur activité (transports publics, hôpitaux…).

Si vous faites partie de ces salariés sollicités le 1ᵉʳ mai - comme le souligne l’article L3133-6 du Code du travail - votre rémunération est systématiquement doublée. "Les salariés occupés le 1ᵉʳ mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire", précise le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités sur son site internet. Une indemnité "à la charge de l'employeur". 

Accord d'établissement ou d'entreprise

En revanche, le 8 mai, l'Ascension et la Pentecôte, qui tombe ce lundi 20 mai, ne sont pas obligatoirement chômés. "Un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche définit les jours fériés qui seront chômés", indique le site du ministère du Travail. À noter qu'à défaut d’accord, "l’employeur fixe lui-même les jours fériés chômés".

"On pense à tort qu'on ne travaille jamais les jours fériés, (...) c'est doublement faux pour le lundi de Pentecôte, car c'est la journée de Solidarité, où les salariés travaillent gratuitement pour financer l'autonomie des personnes âgées", rappelle la journaliste Garance Pardigon dans la vidéo en tête de cet article. 

Si votre entreprise vous demande de travailler, ne considérant pas ces jours fériés comme des jours chômés, aucune majoration de salaire n'est imposée. Vous pourrez, selon l'accord prévu, être payé double, ou bien avoir un jour de congé supplémentaire. Si votre entreprise considère le 8 mai comme un jour chômé, vous serez alors payé normalement sans travailler. 

À noter qu'une journée de pont peut être prévue, la décision étant "prise au niveau de chaque entreprise ou établissement par l’employeur", précise le gouvernement. Dans ce cas, les heures de récupération d’un pont "sont payées au tarif normal, sans majoration". 


Marie TERANNE

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