Les conditions d'indemnisation par l'assurance chômage devraient être durcies.
Une mesure destinée à faire des économies et inciter davantage au retour à l'emploi.
On connaît maintenant les pistes privilégiées.

Ouvrir ses droits au chômage va devenir beaucoup plus difficile. Kilian Gambier, 18 ans, tout juste diplômé, craint de faire partie des premiers concernés. La réforme l’inquiète : "Par exemple, si on veut chercher un autre emploi tout en gardant ses avantages chômage, peut-être qu'on va se dire non parce que du coup si je n'ai pas travaillé assez, je n'ai pas de chômage".

Alors qu’est-ce qui pourrait changer ? Pour toucher le chômage aujourd'hui, vous devez avoir travaillé six mois, au cours des 24 derniers mois. Avec la réforme, le gouvernement prévoit huit mois de travail obligatoire, au cours des 20 derniers mois.

La durée d’indemnisation des seniors est aussi soumise à des changements. Prenons l’exemple de Christophe Rombonts, 53 ans, qui recherche un emploi. Si la réforme s’applique, il aura le droit à quatre mois d’indemnité en moins. C’est un peu court pour trouver un emploi d'après lui : "Les employeurs, après 50 ans, ils ne nous courent pas après. C'est beaucoup plus difficile".

"Les gens ne demandent pas ça mais un salaire juste qui permette de vivre"

Alors pour inciter les demandeurs d’emploi seniors à reprendre un travail, même moins bien payé que leur ancien contrat, le gouvernement devrait verser une prime mensuelle pour compenser la différence. "Ce n'est pas ça qu'il faut, les gens ne demandent pas ça. Ils demandent d'avoir un salaire juste, qui leur permette de vivre et pas de survivre", regrette Christophe Rombonts.

La réforme devrait permettre d'économiser 3,6 milliards d'euros, selon le gouvernement, quatre milliards même, d’après les syndicats, alors que le régime de l’assurance chômage est excédentaire ces dernières années.


La rédaction de TF1 | Reportage : Samuel Cardon, Sébastien Hembert et Tanguy Joire

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