Faut-il assouplir nos règles sur l'immigration pour répondre à la pénurie de main-d'oeuvre ?
Dans la restauration, la situation est tellement critique que certains se disent parfois obligés d'avoir recours à des travailleurs clandestins.

Faute de personnel, vous avez peut-être observé en allant au restaurant de longs délais d'attente avant d'être servis. Dans cet établissement en région parisienne, le patron a beau avoir augmenté le salaire de presque un tiers, ils sont peu à donner suite. Dans cet autre restaurant, en plein cœur de Paris, à l'heure de déjeuner, deux des trois terrasses sont condamnées, faute de main-d'oeuvre pour servir. En cuisine, ce sont des travailleurs étrangers qui sont souvent embauchés.

Sans cette main d'œuvre, la plupart des restaurants n'arriveraient pas à tourner. Et cela, alors qu'on découvre l'étendue du manque de personnel dans tout le pays. Avant le Covid, 150 000 postes étaient vacants. Pendant le confinement, 110 000 personnes ont quitté le secteur, et aujourd'hui, 300 000 à 350 000 postes sont à pourvoir. Alors, que fait-on pour ceux qui n'ont pas de papier alors qu'ils veulent travailler dans les restaurants ?

Souvent, monter un dossier de régularisation relève du casse-tête. Mais il y a des entreprises qui travaillent avec des restaurateurs et aident à constituer des dossiers. Ensuite, il faut un rendez-vous en préfecture, neuf à douze mois d'attente en moyenne. En théorie, quand un sans papier travaille dans un restaurant et demande une régularisation, il doit stopper toute activité en attendant en réponse. Alors, le secteur de la restauration est en train de réfléchir à une approche un peu radicale, consistant à demander à des pays étrangers un coup de main pour trouver des employés.

TF1 | Reportage F.X. Ménage, O. Cresta, B. Hacala


La rédaction de TF1info

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