Impact positif

Ils changent de métier en attendant des jours meilleurs

Publié le 14 décembre 2020 à 20h09
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Ils aimaient leurs métiers, mais la crise sanitaire a tout balayé. Pour s'en sortir, Didier, Marie-Noëlle et Romain ont été obligés de trouver un travail.

Didier Clause était restaurateur à Besançon, mais aujourd'hui, il fait les trois-huit dans une usine d'emballages. Son établissement est fermé depuis fin octobre. Les 1 500 euros d'aide qu'il reçoit chaque mois ne couvrent pas ses charges fixes. En attendant la réouverture des restaurants, il travaille en intérim la nuit. "Tu vas au charbon, t'as pas le choix". La dernière fois qu'il a mis les pieds à l'usine, c'était il y a 25 ans lorsqu'il était étudiant.

Comme Didier, Marie-Noëlle Thomas a peu de chance de reprendre rapidement son métier de guide-conférencière. Sa carrière s'est brutalement interrompue le 11 mars dernier et son statut d'indépendant ne lui permet pas de prétendre aux aides. À 58 ans, elle doit donc d'urgence trouver un emploi, ce sera gardienne de parc en temps partiel payé 900 euros par mois. "Après les trois mois d'angoisse, j'étais très heureuse de déconfiner ici". Son espoir, être renouvelée au moins jusqu'à la reprise de l'activité touristique.

Romain Courcelle, lui, ne souhaite pas forcément revenir à son ancien métier dans l'événementiel. Depuis neuf mois, il répare des piscines. Un métier qu'il avait déjà exercé il y a une dizaine d'années. Aujourd'hui, il a une centaine de clients, son carnet de commandes ne désemplit pas et surtout, il gagne beaucoup mieux sa vie. "C'est une très bonne surprise, quand on aime travailler, ça paie". C'est sûr qu'après la crise, il continuera cette activité.


La rédaction TF1 Info

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