Actuellement, 355.400 postes sont à pourvoir dans l'Hexagone.
Certains exigent une reconversion. De nombreux salariés ont franchi le pas.
Ils n'ont pas hésité à changer totalement de filière, à se réinventer, en bénéficiant des aides de l'État.

Comptabilité, paiement des factures, gestion des intérimaires, le nouveau métier de Lorie Nerrière n'a rien à voir avec ce qu'elle a fait pendant dix ans. Coiffeuse auparavant, elle est maintenant assistante de gestion dans une entreprise privée. Elle a démissionné, s'est formée pendant huit mois grâce à une aide de l'État et vient de décrocher un CDI.

Autre profession qui manque désespérément de bras, celle d'aide-soignant. À 54 ans, Xavier Manceau est un petit nouveau encore en stage. Il était releveur de compteur électrique. Mais l'arrivée des relevés à distance a eu raison de son travail. Il a été licencié. Aujourd'hui, plus de passage éclair, il prend le temps de faire des soins, de discuter. Et ça lui plaît, même si reconvertir dans le domaine médical n'avait rien d'évident. Il bénéficie aussi d'une aide de l'État, d'une formation payante et d'un salaire assuré le temps de la transition. Xavier reçoit 32 000 euros au total tandis que Lorie gagne 27 400 euros.

C'est Transitions Pro, une structure publique, qui finance le projet. Et l'argent vient du budget de l'État et des entreprises via des charges. "Sur dix demandes de financement, six personnes l'obtiennent. On a des priorités et des critères", explique Laurent Gamber, chef de projet - Transitions Pro (Pays de la Loire). Si la reconversion vous tente, il est préférable de ne pas démissionner sur un coup de tête. Pour profiter de leur aide, il faut être salarié.

TF1 | Reportage T. Jarrion, F. Le Goïc


La rédaction de TF1info

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