Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

"Le télétravail, la revanche des petites villes sur les métropoles ?", l'analyse de François Lenglet

TF1
Publié le 4 mai 2020 à 12h55, mis à jour le 4 mai 2020 à 14h21
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Source : JT 20h WE

ATTRACTIVITÉ - La crise du coronavirus pourrait redessiner la géographie économique des villes, avec le passage de nombreux salariés en télétravail. Pourquoi habiter dans une métropole où les loyers sont chers si l'on a pas besoin de se rendre tous les jours dans son entreprise ? L'analyse de François Lenglet.

Quatre salariés sur dix sont aujourd'hui en télétravail. Cette pratique pourrait durer bien au-delà du confinement avec des conséquences considérables sur notre société, comme l'explique l'éditorialiste François Lenglet dans le 20H de TF1 ce dimanche 3 mai. Les cartes pourraient ainsi être en partie rebattues sur le marché de l'immobilier : "Pourquoi habiter dans une métropole où les logements sont petits et chers, si l'on n'a pas l'obligation d'aller tous les jours sur son lieu de travail  ? Les villes moyennes comme Evreux, Chartres ou Sens, pourraient ainsi retrouver de l'attractivité, au détriment de Paris", estime-il. 

Dans le même temps, les sièges sociaux pourraient donc rétrécir. Par exemple, "chez Véolia, une entreprise de services dans l'environnement, seuls 30% des salariés du siège se rendront au bureau après le 11 mai. Les autres resteront chez eux. Pourquoi les entreprises conserveraient-elles des mètres carrés non occupés, alors qu'elles cherchent à réaliser des économies ?", s'interroge François Lenglet. Cela impliquerait alors que les quartiers d'affaires, comme la Défense par exemple, rétrécissent à leur tour. L'activité des cafés et restaurants qui alimentent les salariés sur place pourrait alors en pâtir. 

Dans cette hypothèse, il y aura cependant également des gagnants, pressent-il : "Les commerces près du domicile, dans lesquels les télétravailleurs viendront s'approvisionner, verraient ainsi leur activité s'intensifier.  "Là encore, ce serait la revanche des villes petites ou moyennes. Voilà vingt ans que les métropoles dévorent l'activité économique, au détriment de leur périphérie. Le virus pourrait ainsi redessiner la géographie économique des villes françaises". 


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