Les règles d'isolement ont été assouplis pour les personnes qui sont cas contact et vaccinés. Dans les prochains jours, les services publics pourraient être perturbés. Le Premier ministre a réuni dix ministres pour analyser la situation.

Un tramway toutes les huit minutes au lieu de deux habituellement, des bus qui se font rares en ville... À Strasbourg, ralentir le trafic est la seule solution pour palier les arrêts maladie. Sur un total de 1 000 chauffeurs, 160 sont absents. C'est deux fois plus que d'habitude. Certains véhicules sont donc à l'arrêt au lieu de sillonner l’agglomération. “Nous avons un effectif de réserve. Jusqu’à une centaine d’absents, on peut y palier. Au-delà d'une centaine d'absents, ce n'est pas possible. Faire appel à de la main d'œuvre ou à des conducteurs intérimaires ou des conducteurs qu'on embaucherait nécessite une formation qui est complexe”, explique Emmanuel Auneau, directeur général de la CTS.

La problématique est la même à la SNCF avec 5% des effectifs malades. Le trafic régional est le premier touché. Un TER sur dix est annulé dans le Grand Est, en Nouvelle-Aquitaine et dans les Hauts-de-France. En revanche, il n'y a aucune conséquence sur la fourniture d'énergie. EDF assure que des plans de continuité existent. Une centrale nucléaire peut fonctionner durant douze semaines, avec un quart de son effectif absent.

Même son de cloche rassurant dans les administrations. Les trois jours de télétravail hebdomadaire ne concernent pas les personnels en contact avec le public. Les services à la personne sont donc maintenus. “On préfère faire en sorte que le service public continue de fonctionner, donc on trouvera toutes les solutions possibles. Ce n'est qu'en dernier recours qu’on serait amené à réduire nos créneaux”, assure Sébastien Bizot, directeur des services généraux de Clamart (Hauts-de-Seine).

Les forces de l'ordre ne communiquent pas le chiffre de leurs arrêts maladie liés au Covid. Cependant, le ministère affirme que toutes les missions auprès du public sont assurées. Les surveillants de prisons, eux, comptent 450 malades dans leur rang, soit 1% des effectifs. Une situation maîtrisée selon le ministère de la Justice.

T F1 | Reportage B. Christal, P. Vogel, E. Schings, M. Debut, I Zabala, N. Mariel


La rédaction de TF1info

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