Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Petits commerces fermés, supermarchés ouverts : une situation vécue comme une injustice

TF1
Publié le 29 octobre 2020 à 17h30
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

INQUIÉTUDES - Durant ce reconfinement, les commerces jugés non-essentiels n'auront pas l'autorisation d'ouvrir. Ainsi, les petits commerces comme les magasins de jouets et les fleuristes vont devoir fermer leurs portes. Un coup dur pour les professionnels du secteur.

Avec l’annonce d’un nouveau confinement en vigueur vendredi dans toute la France, de nombreux commerces jugés non-essentiels vont devoir fermer leurs portes pour la deuxième fois de l’année. Un coup dur alors que dans le même temps des supermarchés restent ouverts et vendent parfois les mêmes produits, même si le président Emmanuel Macron a assuré mercredi que le reconfinement serait réévalué tous les 15 jours, avec une éventuelle réouverture des commerces en cas d’amélioration.

Pour ces petits commerces, l’exécutif a promis de maintenir plusieurs aides pour soutenir leurs activités, comme l'indemnisation du chômage partiel, de l'exonération des charges et de l'aide jusqu’à 10.000 euros par mois pour les entreprises de moins de 50 salariés qui seront fermées administrativement.

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A Dijon, le magasin de jouets "Sam et les lutins" s’apprête de nouveau à baisser le rideau, au grand dam de Laurie Chehade, la gérante : "Les deux mois du premier confinement, ça a été 100% de perte. Alors fermer le mois juste avant Noël pour une boutique de jouets, c’est dur. Surtout que nous n’avons pas de site internet."

"La vente par correspondance et les grandes surfaces pourront fonctionner plus facilement, mais je pense qu’il est urgent et important d’aider les petits commerces pour qu’ils puissent continuer à travailler et à survivre" réagit un riverain interrogé par TF1.

Quant aux fleuristes, ils peuvent encore rester ouverts ce week-end pour la Toussaint, afin notamment d’écouler les stocks tout juste arrivés pour le 1er novembre. "On a sept salariés qu’on est obligés de mettre au chômage, on ne sait pas ce que l’on va faire comme ventes dans les jours à venir. Et commercialement parlant, pour payer les crédits, les loyers, les assurances, ce n’est pas si simple que cela", regrette Gilles Sonnet, fleuriste à Dijon. 

Pour continuer à travailler malgré tout, il va mettre en place, comme au moment de la première vague, un système de livraisons dès lundi prochain. Reste à savoir si cela sera suffisant pour ne pas fermer définitivement.


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