À Saint-Étienne (Loire), l'imprimerie Morassuti a récemment été placée en liquidation judiciaire.
Les salariés souhaitent racheter l'entreprise et ont lancé une cagnotte en ligne, mais il leur manque encore 40.000 euros.
Une équipe de TF1 s'est rendue à leurs côtés.

Ils sont fiers de faire visiter leur imprimerie. "Nous arrivons sur l'une de nos plus belles machines, là il y a une machine d'impression numérique", lance un salarié de la société Morassuti à Saint-Étienne (Loire). Dans le reportage du 20H de TF1 ci-dessus, ils dévoilent fièrement leurs outils dernier cri, ainsi que les produits qu'ils fabriquent, espérant pouvoir sauver leur entreprise. 

En liquidation judiciaire depuis 3 mois

Morassuti est en liquidation judiciaire depuis le mois de février, suite à une dette trop importante à régler. Si la mauvaise gestion des gérants successifs a généré 4 millions d'euros de dette, les 29 salariés, eux, n'ont pas baissé les bras. "On continue à tourner malgré ce qu'on nous a annoncé. On continue à servir les clients", assure Manuel Goncalves, employé de l'entreprise. 

"La qualité de la production n'a pas changé, donc on s'est dit 'pourquoi on s'arrêterait maintenant ?'", explique-t-il. Et pourquoi pas devenir leurs propres patrons, en créant une Scop, une société coopérative qui effacerait la dette ? Il leur fallait ainsi miser 3000 euros par salarié. "On est quand même des ouvriers, donc donner financièrement, c'est quand même énorme pour nous. Si on le fait, c'est qu'on y croit", affirme la salariée Marie-Claire Tixier. 

On veut garder ce savoir-faire que nous avons depuis longtemps à Saint-Étienne
Un salarié

Quoi qu'il en soit, les carnets de commande sont pleins. "On connaît notre métier, on connaît notre entreprise. On a des clients qui sont prêts à nous suivre et qui sont déjà en place", insiste Damien Dubard, délégué du personnel. "Et puis on veut garder ce savoir-faire que nous avons depuis longtemps à Saint-Étienne, car c'est une entreprise qui est née à Saint-Étienne et on aimerait qu'elle continue à vivre à Saint-Étienne", renchérit un autre dans le reportage ci-dessus. 

Il manque toutefois 40.000 euros à ces salariés pour réussir leur pari. Ils ont lancé une cagnotte en ligne. "Nous sommes à 4523 euros", constate un salarié. "Et on a jusqu'au 22 mai, donc suivez-nous", lance un autre, le sourire aux lèvres. Si le Tribunal de commerce valide leur dossier, ces travailleurs ont déjà prévu de recruter un responsable financier d'expérience afin de gérer au mieux les comptes de l'entreprise. 


M.T | Reportage Gaelle Charnay et Julien Chaize

Tout
TF1 Info