Les experts en cybersécurité sont très demandés, mais les candidats manquent à l'appel.Il n'est pourtant pas nécessaire d'être un génie en informatique pour postuler.Sauf que pour assurer les formations, il va falloir aussi... former des enseignants.
Beaucoup d'entreprises qui œuvrent dans la cybersécurité manquent de bras et elles peinent à recruter. Dans le pays, 15.000 postes sont vacants. Alors même qu'il faudrait en créer 37.000 de plus en 2025. En attendant, les cyberattaques continuent. Et pourtant le secteur paye plutôt bien. Les débutants touchent rarement moins de 3000 euros brut par mois. Comme les compétences sont rares, le salaire grimpe vite et les profils des personnes recrutées sont parfois surprenants.
De l'ostéopathie à la cybersécurité
Ostéopathe pendant dix ans, bénévole à la Croix-Rouge, Joffrey Lamiot n'a aucune connaissance en informatique. Quand il candidate pour un poste en cybersécurité, ses collègues sont bouche bée. Son expérience dans la gestion de crise séduit le leader du secteur qui l'embauche en tant que consultant et le forme en interne.
Mais les profils les plus difficiles à trouver sont ceux avec un solide bagage technique. Pour les former, il y a par exemple l'université technologique de Troyes, dans le Grand-Est. Former plus d'étudiants pour répondre à la pénurie de main-d'œuvre est possible, à condition de former également plus de professeurs. Dans le pays, il y a 330 formations en métier de ce type. Cette année, le secteur s'est donné pour objectif de former 1000 professeurs supplémentaires.
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